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Confessions d'une modeuse : « Je suis victime de la surconsommation…Mais je me soigne »

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Assise depuis un moment sur mon canapé à contempler ma penderie, j’ai été dérangée visuellement, pour la première fois, par tout ce stock de vêtement dans ma petite chambre . Je me suis levée et j’ai commencé à décrocher tous mes vêtements pour les empiler sur mon lit. J’ai ajouté de la saveur à ce mont grandissant avec toutes mes paires de chaussures et mes multiples accessoires. Puis, j’ai trié.
Le soir même, j’appelais mes amies pour qu’elles viennent se servir et le lendemain je faisais 5 allers-retours à pied vers ma friperie préférée. Je me suis débarrassée en un seul coup de 50% de mes affaires.

 

 
C’est à partir de ce moment-là que j’ai décidé d’arrêter de surconsommer pour simplement consommer ce dont j’avais vraiment besoin. J’ai décidé de changer sans me mettre trop de pression, et sans tomber dans une mode en particulier. Juste en faisant ce que je pensais qui était bon pour moi. Et ça a marché. J’ai rejeté la surconsommation en changeant ma vision de la consommation peu à peu.

J’ai commencé par une remise en cause :  Est-ce que j’avais vraiment besoin de consommer telle ou telle chose de cette manière ? Lorsque ma réponse était « non », je testais d’autres alternatives. Et dès qu’une alternative me plaisait, je l’ajoutais à ma routine.
 
Avec le temps, je me suis construit une très belle garde-robe qui me satisfait pleinement et que je renouvelle de temps en temps, Je ne fais plus autant les friperies. Peut-être une fois tous les trois mois. Je me suis aussi imposée une règle, que je suis à la lettre : « +1 = -1 ». À chaque fois que j’ajoute un élément à ma garde de robe, je me sépare d’un autre. Histoire de ne pas retourner vers mon ancienne meilleure amie : la surconsommation.

Avant je prenais mes jambes à mon coup pour acheter les dernières sandales à la mode. Maintenant je m’en fous. Tout simplement. Parce que je suis plus que satisfaite de ce que j’ai dans mes placards. Je n’ai plus besoin de grand-chose. Bien sûr, j’adore les belles choses, mais je m’y désintéresse dès que je pense à la logistique que ça va me demander. Je préfère mettre mon temps et mon énergie dans des moments.. C’est vrai ce qu’on dit : au bout d’un moment les iPads et les chaussures n’ont plus d’importance, seuls les moments avec les proches comptent. Fin du moment émotionnel. En fait, j’ai commencé à m’intéresser à des sujets plus importants et plus profonds à mes yeux et mon mode de vie a changé peu à peu.
Safia. H

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