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L'ouverture de la 51è édition du Festival International de Carthage porte bien son nom: Dhalamouni!

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Par Nawel Bizid
L’ouverture de la 51è édition du Festival international de Carthage a eu lieu le dimanche 12 juillet à l’amphithéâtre romain de Carthage par une pièce de théâtre en hommage à la diva tunisienne « Ouleya », intitulée « Dhalamouni Habaybi », réalisée par Abdelaziz Mehrezi et jouée par la troupe nationale de Tunis à l’occasion de son soixantième anniversaire. Cette ouverture était sous le patronnage du chef du gouvernement, Habib Essid, ainsi que la ministre de la culture Latifa Lakhdhar et Sonia Mbarek, directrice du festival.
Une trentaine d’acteurs de différentes générations étaient sur scène pour représenter la vie de la chanteuse sous la forme d’une comédie musicale, comme cela a été annoncé lors de la conférence de presse du spectacle. Parmi eux, Mongi Ben Hafsia, Manel Abdel Kwi, Oumeima Mehrezi, Rim Zribi, Fathi Msalmani et beaucoup d’autres acteurs reconnus.
Devant des gradins à moitié vides, le festival a commencé. Tout le monde était sur ses fins pour savoir plus sur Ouleya et admirer une comédie musicale qui valorise Ouleya. Hélas, 2h20 minutes se sont écroulées sans que le spectacle apporte des nouveautés sur la vie de la chanteuse! Çà, du côté documentation.
Çà se voyait clairement que la pièce à été réalisée et faite à la hâte. Tout est bâclé!
Sur le côté scénographique, seule Kaouthar El Bardi, qui jouait le rôle de Ouleya, a été bien vêtue. Tous les autres acteurs, y compris les danseurs, portaient des costumes très quelconques, très au dessous du niveau demandé.
Les tableaux chorégraphiques étaient parachutés et sans aucune valeur ajoutée. On dansait même sur « Bani Watani » avec des pas très classiques et très dépassés, parfois non synchrones avec la musique. Un autre indice sur le manque de répétitions.
Quant au texte, très simpliste et superficielle et sans indications sur les personnages qui entouraient Ouleya. Par exemple, « Baya » ou « Fatet Al Manar », avant qu’elle soit nommée Ouleya, vivait entre son domicile et celui de son oncle, ça on l’a bien compris, mais on n’a pas su qui est son père et qui est son oncle! On voyait deux hommes ainsi que leurs femmes se disputer à cause de la passion de Baya pour le chant, mais sans donner des indications sur l’identité des personnes en question. Et ce n’est qu’un exemple ! Oulaya était absente, tout le monde parlait d’elle, parfois même pas! Il y avait des scènes sur Hedi Kallel et Hedi Somlali, juste de quoi remplir le texte, le temps que les assistants changent de décor sous les regards des spectateurs! Sans parler des sauts d’un acte à un autre, représentant différentes étapes de la vie de Ouleya, sans aucune transition.
En haut de la scène, des photos de Ouleya défilaient la montrant avec sa fille, avec ses collègues, son mari -peut-être-, dans des soirées… Mais justement, il n’y avait aucune légende dessus! On voyait des personnes à côté de Ouleya mais on ne les a pas reconnu. Pourtant c’était bien censé être une occasion pour cela!
La plupart des spectateurs ont été déçus par cette prestation et par le spectacle jugé par quelques uns indigne de l’ouverture d’un grand festival tel que le Festival de Carthage. Pourtant il y avait quelque chose de bien fait, le choix du tire « Dhalamouni ». C’est bien ça, si Carthage était une personne et Ouleya était vivante, ils auraient dit la même chose: Dhalamouni !
 

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