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Violences faites aux femmes : les données d’Afrobaromètre suggèrent une nécessité d’agir sur les mentalités.

  • Violences faites aux femmes : les données d’Afrobaromètre suggèrent une nécessité d’agir sur les mentalités.

Plus de la moitié des Tunisien.ne.s affirment que la violence basée sur le genre doit être la
question prioritaire dans le domaine de l’égalité des genres pour le gouvernement et la
société tunisienne.
Environ la même proportion des répondant.e.s affirment que que la violence physique
exercée sur les femmes est « très courante » ou « assez courante ».
Près de trois quarts des Tunisien.ne.s pensent qu’il est probable que le signalement
d’incidents de violences conjugales à la police expose la victime aux critiques, au
harcèlement et à l’humiliation des membres de sa communauté.
Alors que la philosophie de la loi organique contre l’élimination des violences faites aux
femmes considère que la violence à l’encontre des femmes n’est plus une question privée
mais une question qui concerne l’Etat1, près de 7 Tunisien.ne.s sur 10 pensent que la violence
domestique est un problème privé qui doit être géré au sein de la famille.
Près de 2 hommes sur 10 VS. 1 femme sur 10 légitiment, dans certains cas, « le châtiment »
physique de l’épouse.
Ces résultats appellent les décideurs et les parties prenantes à accorder la priorité à la
question de la violence basée sur les genres et révèlent une nécessité d’un changement
dans les mentalités.

Résultats clés
▪ 56% des Tunisien.ne.s affirment que la question de la violence sexiste est parmi les
questions prioritaires pour le gouvernement et la société . Ce taux passe à
60% chez les femmes .
▪ 52% des répondant.e.s déclarent que la violence physique exercée sur les femmes
est « très courante » ou « assez courante ». Ce taux augmente au nord-ouest (66%),
dans le milieu urbain (55%) et parmi les plus pauvres (69%) .
▪ 83% des citoyen.ne.s confirment qu’il est « très probable » ou « assez probable » que
la Police prenne au sérieux les femmes signalant des incidents de violence conjugale.

▪ Près de trois quarts (74%) des Tunisien.ne.s pensent qu’il est « très probable » ou
« probable » que le signalement à la police d’une violence physique conjugale
déclenche les critiques, le harcèlement ou l’humiliation de la victime par les
membres de sa communauté .
▪ Selon 69% des citoyen.ne.s, la violence conjugale est une affaire privée qui doit être
réglée au sein de la famille .
▪ 17% des hommes, vs 10% des femmes, légitiment, dans certains cas, « le châtiment »
physique de l’épouse .

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