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ONU FEMMES: "LES FEMMES ET LES JEUNES FILLES DOIVENT PARTICIPER AU PLAN DE RELANCE DU SPORT

  • ONU FEMMES: "LES FEMMES ET LES JEUNES FILLES DOIVENT PARTICIPER AU PLAN DE RELANCE DU SPORT

Les effets de la pandémie de COVID-19 sont déjà ressentis plus durement par les femmes et les jeunes filles dans de nombreux domaines de la vie en raison des inégalités entre les sexes. Cette réalité se reflète également dans le sport. La Note de politique intitulée « COVID-19, Women, Girls and Sport: Build Back Better » (« Inclure les femmes et les jeunes filles dans le plan de relance du sport après la pandémie de COVID-19 grâce à l’initiative d’amélioration build back better ») explique clairement que les écarts existants entre les femmes et les hommes, entre les jeunes filles et les jeunes hommes aussi bien dans le sport d’élite que le sport populaire, peuvent se creuser encore davantage si les gouvernements, les organisations sportives, les sponsors, les membres de la société civile, les athlètes, les médias et les agences onusiennes ne mettent pas les femmes et les jeunes filles au centre de leurs plans de réponse et de relance et ne répondent pas à leurs besoins spécifiques. »
Appuyé par l’initiative « Le sport au service de la Génération Égalité », une coalition multipartite lancée par ONU Femmes et le Comité International Olympique (CIO) en mars pour faire progresser l’égalité des sexes, le document se concentre sur l’impact de la pandémie sur les femmes et les jeunes filles dans le sport, et ce dans cinq domaines clés, à savoir le leadership, la violence sexiste, les débouchés économiques, la présence et représentation dans les médias, et la pratique sportive féminine.
La Note de politique présente en outre une série de recommandations d’actions que les membres de l’écosystème sportif peuvent prendre tant pendant la crise actuelle que dans la planification de la reprise et au-delà. Pour les organisations sportives, les recommandations sont les suivantes :
• continuer à investir dans le sport féminin ;
• intégrer les femmes dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans de relance ;
• mener à bien de vastes consultations auprès d’hommes et de femmes (athlètes, entraîneurs, arbitres, équipes médicales et autres professionnels du sport) afin de mieux comprendre comment ils ont été touchés par cette crise et agir en conséquence ;
• mobiliser des athlètes hommes, des journalistes, des entraîneurs et d’autres alliés masculins pour défendre le sport féminin ;
• faire appel à de grands noms pour sensibiliser à la dimension sexo-spécifique de cette crise ; et
• investir dans des politiques de protection et veiller à leur mise en œuvre.
Que ce soit sur l’aire de compétition ou en dehors, toutes les parties prenantes du Mouvement olympique coopèrent sans relâche pour un meilleur équilibre entre les sexes. Cet engagement est resté intact dans le cadre de la pandémie actuelle et de ses effets sur toutes les sphères de la société.
Pour rappel, le sport est l’une des plateformes les plus puissantes pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes et des jeunes filles. Le nombre de femmes participant aux Jeux Olympiques a considérablement augmenté, passant de 34 % à Atlanta en 1996 à un nouveau record attendu de 48,8 % aux Jeux de Tokyo 2020 et à un engagement à atteindre une égalité totale des sexes pour les Jeux Olympiques de Paris 2024.

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