Une thèse doctorale, sur le point d’être soutenue, à la faculté des sciences de Sfax, des universitaires stipule que la Terre est plate, finie, fixe et est située au centre de l’Univers avec absence de gravitation
, et que les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein sont erronées, etc… Dénoncée et jugée scandaleux, le professeur Chokri MAMOGHLI a lancé un appel sur les réseau sociaux pour sauver ce qui « reste » de la crédibilité de nos diplômes et de l’enseignement tunisien. « J’ai honte d’être universitaire tunisien. J’ai honte de dire que je suis professeur à l’Université tunisienne, j’ai honte de dire que je dirige des thèses et que je suis directeur d’une école doctorale quand je réalise qu’à l’université tunisienne et plus précisemmet à la faculté des sciences de Sfax des « universitaires » prétendent « que la Terre est plate, finie, fixe et est située au centre de l’Univers avec absence de gravitation
, et que les lois de Newton, de Kepler et d’Einstein sont erronées, etc…. et d’autres affirmations encore plus farfelues ». Je remercie Hafeth Atebpour avoir dénoncé ce scandale.
Ces insanités ont été publiées dans un article « scientifique » (dont j’ai la copie), dans une revue « scientifique » fake indien comme il en existe des milliers de part le monde et il semblerait que la thèse dont est extrait l’article est sur le point d’être soutenue. C’est inacceptable, c’est inadmissible. L’ignominie rajaillit sur toute la communauté des chercheurs, sur l’Université tunisienne, sur la crédibilité de nos diplômes, sur les possibilités de recrutement de nos jeunes dans les laboratoires étrangers et même sur le pays.
J’interpelle mes amis Mahmoud Zouaoui directeur général de l’enseignement supérieur, et Slim Khalbous ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique afin de diligenter une enquête et de mettre fin à cette dérive. Trop, c’est trop. On n’en peut plus.
J’ai décidé de mettre cette affaire sur la place publique afin de montrer aux tunisiens où nous mène la religion lorsqu’elle sort des mosquées et intègre les laboratoires.
J’écris ces lignes tout en étant en rage contre cette Tunisie et contre cette sale époque. »