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Un Festival c’est d’abord un espace dédié, pendant un temps bien déterminé, à une manifestation artistique. L’espace et le temps ne font qu’un.
La fusion ne s’arrête pas là lorsqu’on parle d’Opéra.
Ce genre est bien entendu né d’un désir profond d’offrir au public quelque chose de grandiose. Là aussi, les dates se télescopent puisque les uns font remonter la naissance de cet art aux origines de la scène, dans la Grèce antique, et les autres le situent plutôt à l’aube des temps modernes, au tout début du XVIIe siècle, là où les arts ont triomphé de l’obscurantisme, dans ce beau pays qu’est l’Italie. Fusion, union, communion.
L’Opéra est un art de la scène qui englobe plusieurs arts : Théâtre, Musique, Poésie. C’est, en somme, l’Art dans toute sa splendeur qui se met au service de la vie, de l’amour et de toutes les autres passions qui animent l’Homme ou le consument.Nul autre lieu que Dar Sebastian, avec ses voûtes, ses colonnes, ses arcs et sa notoriété, n’était prédestiné à accueillir un Festival de l’Opéra dans sa version épurée.
L’idée a été explorée par Lassad Ben Abdallah, il y a quelques années. Elle est reprise, aujourd’hui, avec beaucoup de bonheur, par Moez Mrabet qui y a vu une excellente initiative méritant d’être poursuivie et développée. La blancheur des murs dispense en effet de tout autre décor ; la sonorisation inhérente à la singularité de l’architecture favorise le voyage temporel et l’immersion dans le lustre des récitals d’antan. Si la musique adoucit les mœurs, l’Opéra élève l’âme et invoque non pas les diables de Tasmanie ou d’ailleurs, mais les anges gardiens du raffinement et du bon goût. Des anges gardiens, il y en aura parmi nous durant cette semaine. Il y en a deux, notamment, qui ont voué leur vie à la transmission de leur propre passion, la musique.
FusunRegaïeg et Hristina Hadjieva ont formé plusieurs générations d’artistes tunisiens en faisant fi des frontières, des barrières et des obstacles. Mues par une seule force, celle de l’amour de l’Art, parlant une seule langue, celle de la communication, ces deux grandes dames seront les invitées d’honneur de cette nouvelle session du Festival d’Opéra. Le CCIH, toujours soucieux d’offrir en partage le meilleur, et de lui-même, et de l’Art, invite à goûter, à humer, à caresser, à contempler et, surtout, à écouter le bel canto. Ici, la langue est universelle, le sens celui des sens…
Du 15 au 22 avril 2017 à Dar Sébastian, Centre culturel International de Hammamet
97, Avenue des Nations Unies, 8050 Hammamet
Au Programme :
Samedi 15 avril : L’atelier d’Art Lyrique Conservatoire National de Musique de Tunis
Dimanche 16 avril : « El Maestro », Hassen Doss, Ténor
Mercredi 19 avril : Musique française, Beatrice Larragoïta & Matthieu Esnult
Jeudi 20 avril : Nour El Houda Koubaa et Les Mille et une notes
Vendredi 21 avril : Musique italienne, Emira Dakhlia et Mehdi Trabelsi
Samedi 22 avril : « Carmen Oiseau Rebelle », dir. Nour El Houda Koubaa
Du 18 au 22 avril : Ateliers de Chant lyrique pour Enfants et Adultes dirigée par Nour El Houda Koubaa et l’association Les Amis de Shehrazade.