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En occident, les maladies cardiovasculaires représentent la principale cause de décès chez les femmes, Selon la Fédération Française de Cardiologie (FFC), les maladies cardiovasculaires représentent la première cause de mortalité chez les femmes en France. Qui plus est, elles touchent de plus en plus de femmes jeunes: l’organisme note une augmentation de 17,9% de femmes de 45 ans à 54 ans hospitalisées pour un infarctus du myocarde en France entre 2002 et 2008.
Pourtant, une femme a un risque 8 fois plus élevé de mourir d’un accident cardiovasculaire que d’un cancer du sein. Connaître les signes évocateurs d’un infarctus chez la femme, appliquer les mesures spécifiques de réduction du risque cardiovasculaire, améliorer les connaissances médicales autour de ces maladies, penser à en parler avec son médecin traitant… autant de priorités pour éviter que, chez les femmes, les maladies cardiovasculaires soient moins bien dépistées et prises en charge tardivement.

Chez les femmes, l’infarctus du myocarde est pris en charge en moyenne une heure plus tard que chez les hommes. Par conséquent, les chiffres de la FFC montrent que 55% des accidents cardiaques sont fatals chez elles, contre 43% chez les hommes. Elles sont aussi plus susceptibles de décéder ou de refaire un accident cardiovasculaire dans l’année qui suit.
Chez les femmes, la prévention des maladies cardiovasculaires repose sur les mêmes principes que chez les hommes : arrêt du tabac, lutte contre le surpoids et la sédentarité, alimentation équilibrée et diversifiée, contrôle régulier de la tension artérielle, mais avec quelques particularités propres aux trois périodes de vulnérabilité.
Chez les femmes de plus de 45 ans qui souhaitent reprendre une activité sportive, certains cardiologues recommandent de faire, au-delà du traditionnel test d’effort (sur un vélo stationnaire), une échographie cardiaque, une IRM de stress ou un scanner coronaire.

De plus, en cas de dépression avérée, un traitement antidépresseur doit être mis en place, la dépression favorisant l’augmentation du risque cardiovasculaire.
Les artères coronaires irriguent en permanence le muscle cardiaque qui en moyenne bat 80 fois par minute et montre un formidable appétit en oxygène. A lui seul, il consomme 10% de cet oxygène, le reste servant à nourrir le reste de l’organisme. Pourtant, il arrive qu’il vienne à en manquer : c’est ce que l’on appelle l’ insuffisance coronaire . Les facteurs de risque principaux sont bien connus : hypercholestérolémie , hypertension artérielle, tabac , sédentarité et stress . Ces facteurs contribuent activement à la formation de la plaque d’ athérosclérose qui est un amas de lipides contribuant à l’obstruction progressive des artères coronaires. Celles-ci ne peuvent plus, dans ces conditions, assurer correctement l’oxygénation correcte du myocarde. Chez la femme, l’insuffisance coronaire se manifeste par l’angine de poitrine ou directement par un infarctus du myocarde. L’angine de poitrine est une douleur rétro sternale, survenant généralement à l’effort, qui peut être néanmoins trompeuse ou atypique : gêne, pesanteur ou douleur dans un bras ou au niveau des mâchoires, associé à une difficulté pour respirer, parfois accompagnée de nausées, vomissements, voire même d’une fièvre discrète.
« Nous devons lutter contre un préjugé et informer les femmes que les maladies cardiovasculaires ne sont pas seulement des maladies d’hommes, explique le Pr Claire Mounier-Vehier, présidente de la Fédération Française de Cardiologie. Les infarctus chez les femmes de moins de 50 ans ont triplé ces 15 dernières années. »
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