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Coronavirus : une épidémie de panique !!!

  • Coronavirus : une épidémie de panique !!!

Depuis plusieurs semaines, tous les regards sont tournés vers le petit nouveau, le Coronavirus Covid-19. Pour le moment, difficile de comparer les chiffres du Covid-19 et de la grippe, car l’un vient d’apparaître et l’autre est déjà passé. On peut néanmoins s’étonner de la différence de comportement de la société vis-à-vis de ces deux virus. Depuis quelques jours, les rayons des pharmacies sont vidés. Dans les magasins, les rayons pâtes, riz ou conserves, se vident plus rapidement qu’à l’accoutumée.
Plusieurs facteurs expliquent ces réactions « complètement disproportionnées par rapport à la dangerosité réelle du virus :
Tout d’abord, c’est lié à la peur de l’inconnu, parce qu’on ne connait pas encore bien ce virus. La grippe, on la connaît, on la maîtrise, même si les gens ne se vaccinent pas, ça ne fait plus peur. En effet, si la grippe saisonnière tue toujours… elle n’effraie plus autant. C’est curieux, mais à partir du moment où le vaccin existe, même si on n’est pas vacciné, on se sent protégé !!!
Mais la peur de l’inconnu n’explique pas tout, le Covid-19 a réveillé des « réflexes archaïques » liés à des événements traumatisants de l’histoire. Il y a dans la société une référence collective à des événements traumatisants où il y a eu un manque, des grandes épidémies, ou plus récemment la guerre. Des choses qui sont dans l’inconscient collectif mais auxquelles on n’est pas habitués. C’est là qu’arrivent la peur de manquer, et la ruée vers les rayons pâtes et conserves des supermarchés.
Ça ressemble plutôt à une contagion émotionnelle. On n’est pas du tout dans le rationnel, c’est une épidémie de panique et d’irrationnalité
Deux autres facteurs renforcent ces comportements « irrationnels » : Il y a l’incertitude. C’est un élément, on ne sait pas ce qui va se passer. Et le confinement aussi fait peur. On est dans une société de liberté, alors ne plus avoir la liberté de ses mouvements, c’est très angoissant.
La somme de tous ces éléments engendre ensuite des « comportements moutonniers : On se dit que c’est idiot d’aller faire le plein de pâtes, mais quand on voit les rayons à moitié vides, on se dit que finalement, on devrait quand même en acheter nous aussi, et on crée la pénurie.

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