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C'est ainsi que cet enfant blessé qui vit en nous, a tendance à nous "paralyser" davantage

  • C'est ainsi que cet enfant blessé qui vit en nous, a tendance à nous "paralyser" davantage

Tous autant que nous sommes, nous pouvons hésiter à faire certaines choses. Nous pouvons parfois être comme figé dans les actions que nous souhaitons entreprendre. Parfois, nous voulons agir mais une partie de nous ne veut pas. Elle nous en empêche.
Cette partie de nous est l’enfant blessé en nous.
Celui qui ne se sent pas suffisamment beau, suffisamment fort. Celui qui a l’impression qu’il n’est pas à sa place. Qu’il n’est pas assez intéressant. Ou qu’il ne mérite pas l’attention d’autrui.
Cet enfant blessé c’est cette partie de nous qui nous freine pour ne pas souffrir à nouveau, pour ne pas être exposé à nouveau.
C’est aussi cette partie de nous qui nous fait adopter des comportements inadéquats, inappropriés et qui nous met dans l’embarras.
Évidemment, quand cet enfant blessé s’exprime, ce n’est pas de la bonne façon puisque c’est un petit enfant blessé qui s’exprime dans un Monde d’adultes, avec des données d’adultes. Un monde où les règles ne sont pas les mêmes et cette partie de nous même qui est blessé n’a pas pu grandir alors que le reste de nous même à pu mûrir de façon tout à fait normale.
Et quand nous nous trouvons dans une situation qui nous touche particulièrement, c’est cet enfant blessé qui se manifeste en tout premier lieu. C’est ainsi que nous pouvons avoir l’impression de ne pas être prêt, ou de ne pas être assez taillé pour certaines situations de la vie quotidienne qui semblent pourtant anodines pour les autres.
…Comme si une partie de nous n’était pas assez grande, pas assez mûre pour ces choses là.
L’enfant blessé en nous a toujours tendance à prévoir, à anticiper le pire. Et cette anticipation nous est même plus désagréable que la situation anticipée car la peur de la souffrance fait souvent beaucoup plus souffrir que la souffrance en elle même. Et plus on pense à une souffrance potentielle et plus on est sûr que cette souffrance sera susceptible d’avoir lieu. Tout cela parce que notre cerveau a intégré les peurs de cet enfant blessé.
Dans ces moments là, nous sommes tourné exclusivement sur nous même comme si nous étions égocentrique. C’est bien normal car un enfant a toujours tendance à voir le monde tourner autour de lui. Il n’a pas encore véritablement conscience que l’Autre existe et qu’il peut se passer des choses en dehors de lui.
Un enfant par exemple a toujours l’impression que si deux adultes se disputent, c’est à cause de lui. Il ne peut pas imaginer une seconde un autre scénario.
À cause de cet enfant blessé qui est en nous, et qui n’a pas encore pu grandir, une partie de nous, de la même manière, à l’impression que tout tourne autour d’elle.
Quand une situation délicate se présente, alors que notre partie adulte et raisonnable perçoit l’événement de façon lucide et se rend compte qu’elle n’est pas le centre de l’attention, l’autre partie, l’enfant blessé, a l’impression que le monde entier a les yeux rivés sur elle, que toutes les fautes vont lui être attribuées, que tout le monde pense quelque-chose de négatif à son sujet.
C’est ainsi que cet enfant blessé qui vit en nous, a tendance à nous « paralyser » davantage encore.
Par Marie Chauderon
Psycho-Énergéticienne

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