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Comprendre la motricité et la représentation du corps chez l’enfant

  • Comprendre la motricité et la représentation du corps chez l’enfant

 

Par Fériel Berraies épouse Guigny Sophrologue certifiée  RNCP spécialisée dans l’accompagnement de l’enfance*

La motricité et la représentation du corps chez l’enfant

La motricité est l’ensemble des fonctions nerveuses et musculaires permettant les mouvements volontaires ou automatiques Directement liée au développement psychomoteur de l’enfant, à la connaissance  et la représentation de son corps et à son vécu.
L’intégration du corps se manifeste notamment par la capacité de l’enfant à nommer chaque partie de son corps et à prendre conscience de la place qu’il occupe dans l’espace. En cela, les multiples informations sensorielles perçues participent activement à renforcer la connaissance de son corps.
Lorsque celui est encore mal structuré, les enfants ressentent les difficultés de coordination motrice, et multiplient les maladresses et rencontrent parfois des obstacles dans leur apprentissage.
Il vous est surement arrivé de dire à votre enfant «  regardes où tu marches, fais attention, ne pousse pas la personne, ou tiens-toi bien à  table » et bien toutes ces directives renvoient aux difficultés motrices des enfants de la première enfance   2 à 6 ans)
L’enfant cumule en fait les difficultés à se tenir droit ou debout et ses maladresses sont autant de signes que  son développement psychomoteur est difficile. Parce qu’il a une mauvaise connaissance et représentation de son corps, qu’il intègre mal, dans diverses situations il trébuche et se fait mal. Tout cela génère pour lui des handicaps, des difficultés d’habileté motrice, ce qui au final impacte sur son  bienêtre et  sur sa prise de conscience de pouvoir ou pas faire bien les choses.
Par ex,  l’enfant qui a du mal à garder un objet sans le faire tomber, ou qui se cogne partout, ou trébuche « tiens-toi droit, regardes ou tu marches » ! Qui saute à côté d’un obstacle et se fait mal.
Toutes ces difficultés sont vécues comme des difficultés d’apprentissage

Quand les maladresses freinent l’initiative de l’enfant

Inquiet et apeuré , l’enfant ne prend plus d’initiatives, il a peur d’avancer et s’enferme dans l’évitement ( ne vas plus jouer avec ses camarades en récré etc) évite les jeux au parc, tout ce qui pourrait demander de lui un certain contrôle dans sa démarche et ses actions.
Ces soucis se rencontrent entre la maternelle à l’élémentaire, et il n’est pas rare de voir l’enfant s’enfermer dans sa bulle, il a peur, il a honte, il se sent « incapable » d’être comme les autres enfants.

La Sophrologie à la rescousse

Quand j’ai des enfants qui ont des difficultés motrices, il est important que je m’assure d’abord, qu’un travailavec un psychomotricien soit déjà établi, il faut toujours le renvoyer à un psychomotricien(mesure de précaution) pour s’assurer qu’il n’y a pas un problème de cette nature.

La Sophrologie va plutôt travailler sur l’émotionnel

C’est-à-dire sur sa représentation de soi, de son corps, dans la première enfance, l’enfant n’a pas conscience de l’impact de son corps. Et mon rôle de thérapeute spécialisée dans l’Enfance et de l’amener à «  se découvrir » et voir les ressources qu’il a en lui.
A mon cabinet, les  demandes exprimées sont :
Ne plus tomber ou se cogner
Maitriser ses mots
Mieux se repérer dans l’espace
Mon objectif d’accompagnement : sera de l’aider à mieux maitriser son corps
Le protocole pour l’amélioration de la motricité est un Protocole d’amélioration du quotidien, car les difficultés d’habileté motrices impactent le bien être de l’enfant dans sa vie de tous les jours.
Ce protocole a pour objectif d’amener l’enfant à maitriser pleinement son corps. Pour cela, l’enfant doit apprendre à identifier ses sensations et développer son adresse.
Bien sûr durant l’anamnèse et tout au long de mon accompagnement, mon discours sera adapté à son univers et sa compréhension, les exercices deviennent des « jeux » en faisant référence à des objets familiers qui lui renvoient un sentiment de sécurité. Les Visualisations mentales, deviennent des « histoires » dont il est le héros principal.
L’enfant de cet âge-là aime être stimulé, et tout ce qui est ludique, le renvoie à ce qu’il apprécie le plus.
Il est important de respecter son écologie mais surtout de délier la parole de l’enfant qui souvent peut être réfractaire aux exercices et s’enfermer dans un réel  mutisme.
Le premier entretien, il sera accompagné par le parent, mais par la suite les séances se passent avec l’enfant uniquement. Le rôle du parent, sera de mesurer les progrès et les efforts de l’enfant afin de le stimuler et l’accompagner de manière à ce qu’il fasse « ses jeux » entre nos séances de façon régulière. Car seul l’entrainement entre les séances, l’aidera à atteindre son objectif.
Il faut compter 12 séances pour cette problématique de la motricité de la 1ere Enfance
 
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Fériel Berraies épouse Guigny a été formée à l’IFS Paris et elle est spécialisée dans l’accompagnement, de l’enfance, des personnes âgées, des troubles liés au cancer, la sexualité, la périnatalité et l’Entreprise
Elle est également praticienne en Hypnose Ericksonienne certifiée Xtréma Paris.
En cours de formation en Naturopathie et Réflexologie plantaire
Pour lui écrire : [email protected]
Son siteweb et cabinet prochainement sur ozoir la Ferrière en Seine et Marne :
www.feriel-berraies-therapeute.com

 

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