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« Je me suis sacrifiée pour mon enfant »

  • « Je me suis sacrifiée pour mon enfant »

 
 Sinda, 38 ans passe par l’une des épreuves les plus difficiles de la vie. C’est une vraie combattante, un exemple de la femme forte qui ne cède pas Une carrière au top, une vie sociale de dingue, de chouettes passions et aucun souci financier à l’horizon. Une vie de rêve..sauf que la vie ne dévoile pas tous ses surprises à la fois
« À 24, j’ai fini mes études universitaires, j’étais rapidement recrutée par une banque de renommée, j’avais la sensation d’avoir trouvé mon job de rêve. Il y a 5 ans, mon mari et moi avons conçu notre fille.
 
Jounaida est née trois jours avant termes. Après mon congé de maternité, j’ai encore bénéficié de mes jours de vacances. À l’issue de cette très longue absence, j’ai repris le travail le cœur léger.
Mon mari et moi étions comblés. Depuis la naissance du bébé, nous formions une vraie famille. Cette période d’euphorie n’a malheureusement été que de courte durée.
Jounaida avait 8 mois lorsque j’ai reçu un coup de téléphone de la crèche. Ma fille avait un hématome au niveau de la tête et un autre sur le dos. J’étais folle d’inquiétude.
À l’hôpital, on lui a fait une transfusion de sang, mais Jounaida n’a pas réagi comme les médecins l’espéraient. Deux jours plus tard, suite à une biopsie, le diagnostic est tombé: ma fille souffrait d’une infection rare de la moelle épinière. Elle était d’ailleurs la plus jeune patiente au monde à être touchée par cette maladie rare qui n’affecte que deux personnes sur 1.000.000. Jounaida a dû rester à l’hôpital pendant 8 semaines. Les premiers mois, malgré les fortes doses qu’on lui administrait, notre fille a plutôt bien supporté les médicaments. Les médecins nous ont même autorisés à la ramener à la maison. Nous avons évidemment fait en sorte de reprendre le cours normal de notre vie. Mais plus rien n’était comme avant. J’ai décidé de m’arrêter de travailler et de m’occuper de ma fille
Nous avions envie de croire que les traitements allaient parvenir à la guérir et que nous devions juste faire preuve de patience. Les médecins nous avaient expliqué que 90% des patients atteints de cette maladie s’en sortent.. Mais avant qu’elle ne puisse subir à une première intervention, Jounaida a été admise aux soins intensifs suite à une hémorragie cérébrale.. Pendant 10 jours, notre fille a lutté contre la mort avant de finalement perdre la partie. Notre fille est morte à 22 mois. Pour son père et moi, c’était la fin du monde.
Juste après sa mort de Jeanne, j’étais convaincue que je ne parviendrais jamais à reprendre une vie normale. Mais grâce au soutien de mon mari, j’ai, tout comme lui, repris peu à peu le dessus.. nous avons décidé de faire un deuxième bébé. Trois mois plus tard, j’étais enceinte. Si nous n’avions pas été certains que Leyth naitrait en bonne santé, nous n’aurions jamais pris de risques.
Né 14 jours avant terme en super bonne santé, notre petit garçon ne pourra évidemment jamais remplacer sa sœur. Disons que sa présence nous aide à supporter un peu mieux l’absence de Jounaida. Pendant quelques mois, nous avons vécu le bonheur le plus absolu.
 
Dix mois après sa naissance, la peau de Leyth s’est couverte d’hématomes du même type que ceux de sa sœur. Le diagnostic des médecins nous a fait l’effet d’une douche froide, une de plus. Visiblement, cette maladie était génétique, contrairement à ce que les tests semblaient confirmer.. Le traitement à base de cortisone qu’on lui administre semble faire son effet. Son état est stable.
Ce qui me fait le plus de peine, c’est de ne pas pouvoir laisser grandir Leyth au milieu d’autres enfants. Pour le reste – le fait de devoir renoncer à ma vie sociale et à mes passions, j’assume. La guérison de mon petit garçon est la seule chose qui compte pour moi. Je suis prête à tout sacrifier pour ça! »
 

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