×

Ghoula ou la future bête de la scène alternative nord-africaine

  • Ghoula ou la future bête de la scène alternative nord-africaine

Dans cette 53ème édition du Festival International de Hammamet, le nouveau concept Indoor/Outdoor donne une nouvelle dimension culturelle au festival : de la culture pour tous !
En effet, outre la quarantaine de performances programmées à l’intérieur, les organisateurs ont pensé à lancer un nouveau challenge, soufflant ainsi un air de fraîcheur sur le festival quinquagénaire.  Cette édition connaît pas moins de 7 sept spectacles qui ont lieu à l’extérieur du fort et donc offerts au grand public.
Cette nouvelle expérience innove la scène artistique contemporaine et l’art gagne la rue.
Après la canicule et le soleil de plomb du lundi 10 juillet 2017, les riverains et les festivaliers de Hammamet ont pu décompresser grâce à un spectacle tout à fait atypique et accessible gratuitement au public. Rien n’a été laissé au hasard : les installations, la scène, la lumière. Rien n’a échappé aux organisateurs ni à l’artiste et son équipe.
D’emblée Ghoula a annoncé sa couleur !

 Un live mystico-urbain débordant d’énergie !

De son vrai nom Wael Jegham,Ghoula, le talentueux compositeur tunisien a offert aux jeunes spectateurs présents en  nombre,une performance qu’ils ne seront pas prêts à oublier.
Il faut dire que le style musical prôné par Ghoula connaît son apogée dans le live. Une énergie débordante et contagieuse vous gagne dès les premières notes de musique ! C’est tout l’univers de la musique d’antan et celle de demain qui se crée sur scène.

Accompagné de trois musiciens, Ghoula a joué  live son tout dernier album «Hlib El Ghoula» et bien d’autres morceaux assez connus par la jeunesse tunisienne qui  le suit de très près ces dernières années. Son interprétation a été jonglée par tantôt une mélodie typiquement nord-africaine, où l’on ressent le besoin de cet artiste multi- instrumentiste d’aller piocher bien profond dans le patrimoine musical tunisien ; tantôt une musique contemporaine inspirée du style électronique ou encore underground.
Cette subtile fusion entre les percussions d’origine africaine et des notes occidentales a trouvé son écho auprès du public féru d’électro folk oriental qui gagne du terrain dans la scène alternative tunisienne.

En ce lundi 10 juillet, l’énergie débordante du groupe, ses costumes de scène puisés dans le style vestimentaire d’antan, les paroles inspirées d’expressions idiomatiques tunisiennes, la mise en scène, les vidéos ont transporté le public qui a dansé jusqu’à la fin du spectacle.
Derrière cette énergie musicale, il y a une volonté de l’artiste de rendre à l’héritage musical nord-africain toutes ses lettres de noblesse. Ghoula entend enlever la poussière qui couvre les vestiges de la musique des aïeux. Pour la rendre au goût du jour, il y ajouté des touches électroniques contemporaines.
Un moyen comme un autre de rappeler à la jeunesse la richesse de leurs origines et de leur patrimoine.
 
Melek LAKDAR

DOSSIERS SPÉCIAUX