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Enfants en Tunisie: des chiffres alarmants !

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Article 47 de la Constitution tunisienne

Les droits à la dignité, à la santé, aux soins, à l’éducation et à l’enseignement sont garantis à l’enfant vis-à-vis de ses parents et de l’État. L’État doit garantir toute forme de protection à tous les enfants sans discrimination et en fonction de leur intérêt supérieur. 

La Tunisie a promulgué en 1995 un Code de protection de l’Enfant qui est une référence en matière protection de l’enfant, selon les Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF). Dans ce cadre, plusieurs lois ont été modifiées afin d’améliorer la situation juridique et civile de l’enfant dans les différents domaines ( le Code du Statut Personnel – le Code pénal – la loi sur les stupéfiants – la loi relative à l’attribution d’un nom patronymique aux enfants abandonnés et de filiation inconnue …) et promulgué plusieurs décrets, arrêts et circulaires ministérielles pour arrêter les mesures susceptibles de réaliser la protection et la sauvegarde de l’enfant.
Cependant, la question des droits de l’enfant reste une question subsidiaire et marginalisée dans la société et pourtant elle met en avant la nécessité du rôle de l’Etat dans la protection des enfants qui n’ont pas la possibilité de faire entendre leurs voix. Il existe un décalage entre la réalité et le cadre législatif.

A l’occasion de la Journée Internationale des droits de l’Enfant, Femmes Maghrébines a fait la récolte en chiffres des différentes violations de l’intégrité de l’enfant, des chiffres qui font froid au corps et qui montrent le désengagement de l’Etat dans la protection de l’enfance et l’Education.
Selon le dernier rapport du délégué de protection de l’enfance, 65% des cas signalés au ministère des affaires de la femme, de la famille et de l’enfance sont des cas de violence familiale, 21.1% parviennent du milieu scolaire et 27.9% sont des cas de violence verbale et psychique.
Les abus sexuels ont augmenté en 2014. 289 cas ont été signalés, soit 6.3%.
Un nouveau phénomène a débarqué dans notre pays est celui du suicide des enfants. 18 cas ont été détectés en 2014, majoritairement localisés au Kairouan, selon le dernier rapport du Forum Tunisien des Droits Economiques et Sociaux.
Quant à déscolarisation, 360 mille enfants entre six et dix huit ans sont actuellement hors les murs des écoles. 100 milles parmi eux sont des élèves de primaire.
Un autre phénomène de plus en plus répandu est celui des enfants hors mariage chiffrés entre 1200 et 1600 enfants qui naissent chaque année, soit 3 à 4 enfants par jour. Ce chiffre pourrait être erroné car il y a des femmes qui ne mettent pas leurs bébés dans les hôpitaux. Par conséquent, ils ne sont pas comptabilisés dans le registre des naissances.
Malgré l’avant-gardisme en matière de droit de la famille et du droit de la femme, la politique de l’enfance portera toujours en elle ces carences qui relèvent des manques au niveau l’État à considérer systématiquement la place de l’enfant pour tous ses projets de développement.
Il y a aujourd’hui une impérieuse « nécessité de ne pas oublier les enfants qui sont la Tunisie de demain. »
 

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