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Journées Cinématographiques de Carthage : Le Bilan

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Journées Cinématographiques de Carthage : Le Bilan

Par Hajer Zarrouk
 
Parole d’artistes et de professionnels du cinéma, la 25ème session des Journées Cinématographiques de Carthage est la meilleure jamais réalisée depuis des années (voire meilleure que les sessions de l’avant le 14 janvier).
En effet, malgré le peu de moyens, public et invités ont certainement constaté des changements qualitatifs que ce soit au niveau de l’organisation de l’événement, de sa scénographie, de la sélection des films en compétition ou bien au niveau du choix des invités et des membres du jury.
En introduisant du « glamour » et des « paillettes » dans le festival – ce qui lui manquait depuis des lustres – les tunisiens, qui étaient nombreux à s’intéresser au protocole des JCC au théâtre municipal et à s’agrouper aux abords du célèbre tapis rouge, ont eu droit à un festival de robes scintillantes, d’actrices et d’acteurs de toute beauté et de célébrités défilant sur le « red carpet » de l’avenue Habib Bourguiba. Curieux, habitués et fans ont pu ainsi acclamer leurs idoles, les embrasser et serrer leurs mains, comme l’actrice tunisienne Dorra Zarrouk qui – visiblement émue – n’a pas hésité à aller vers la foule, à poser en photo avec les spectateurs et à enlacer les enfants présents à l’entrée de la scène.
En marge des Journées Cinématographiques de Carthage, plusieurs manifestations on eu lieu et les artistes ont pu se donner rendez-vous à deux endroits mythiques des nuits tunisoises : l’hôtel Majestic et « Dar Ellouh », un hangar transformé depuis quelques temps en café-restaurant culturel.
Par ailleurs, nous ne pouvons que déplorer l’infrastructure des Journées Cinématographiques de Carthage, notamment la vétusté des salles de cinéma dans lesquelles sont visionnés les films. Cet état ne concorde malheureusement pas avec un événement de cette ampleur et en dit long sur le désintérêt de l’Etat pour la promotion du cinéma tunisien et de la culture nationale en général. Pourtant, ce sont bien ces festivals hauts en couleurs qui font briller l’image de la Tunisie dans le monde, une image devenue négative à cause du climat d’insécurité et des crises politiques qui ont secoué le pays depuis la chute du régime de Ben Ali.
Aussi, ce sont ces événements internationaux qui exportent une Tunisie autre que celle du terrorisme et des réseaux djihadistes, qui font la promotion du pays et qui focalisent l’intérêt des agences de voyage étrangères boudant notre belle contrée depuis plus de trois ans.
Alors, un grand merci à la directrice, Dorra Bouchoucha, et au staff des JCC pour avoir embelli la Tunisie, pour avoir redonné le sourire aux Tunisiens et pour avoir réanimé un centre ville moribond.

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