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L’humain : un être originellement anxieux ?

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L’humain : un être originellement anxieux ?

Nos angoisses nous font perpétuellement vivre dans la non commodité. De part et d’autre des manifestations physiques qu’on subit en allant de l’estomac noué jusqu’à la gorge serrée, l’angoisse émane en premier lieu de nulle part : on angoisse souvent la veille d’un examen ou d’un entretien d’embauche, en attendant un coup de fil important qui tarde à venir …
Le poids de nos angoisses nous alourdit à une époque qui entretien le sentiment anxieux et le nourrit constamment avec les médias qui relatent faits divers, attentats et catastrophes naturelles. Autant de nuisance peut aussi faire preuve de créativité et témoigner d’une mentalisation voir d’une élaboration fantasmatique.
A quoi bon fuir nos angoisses quand on peut les comprendre, les maitriser et les transformer par la suite ?

Une époque du mal être

Des phénomènes contemporains se juxtaposent en produisant un climat frustrant produisant une insécurité autant personnelle que collective. Le sentiment dit d’angoisse n’est autre qu’une corrélation entre désirs à outrance et frustrations imposées par  la cohabitation entre individus. Dans notre société dite moderne, les technologies et autres avancées seraient presque à l’origine d’un monde plus harmonieux et facile à gérer hors le constat est totalement à son contraire. L’individu est continuellement exposé à ce qu’on appelle le stresse de la vie quotidienne, aux exigences de l’époque actuelle pour se retrouver condamné à une « machinisation » de ses actes et pensées. Tout cela n’est pas sans conséquence sur la vie psychique de l’être humain. Quand l’angoisse devient un plat quotidien, la sonnette d’alarme est très vite enclenchée !

Angoisse et Anxiété : une définition

On parle le plus souvent d’angoisse pour  revenir une expérience psychologique spécifique intense, se définissant principalement par un sentiment de perte de contrôle et d’imminence d’un danger grave. L’angoisse s’accompagne  très souvent de  manifestations physiques comme une oppression thoracique et gêne respiratoire, l’accélération du rythme cardiaque ou la sensation de boule dans la gorge et l’estomac
A son acmé, une crise d’angoisse peut générer un sentiment de déréalisation qui définit une impression de ne plus appartenir à soi, de perte totale de repère spatio-temporel et donc de quitter toute notion de réalité. A différence de l’anxiété, l’angoisse est un éprouvé handicapant mettant fin à toute activité courante.
En ce qui concerne le recours au terme d’anxiété. Cela se fait pour décrire généralement un souci permanent difficile à contrôler. Les préoccupations psychologiques sont multiples en allant de l’inquiétude jusqu’au sentiment de pessimisme omniprésent. De pair, des conséquences physiques comme l’hyperventilation (tendance à respirer haut et rapidement) et les douleurs musculaires sont observées. Par ailleurs, il est à savoir que l’anxiété ne se manifeste pas toujours d’une manière franche et peut se cacher en effet derrière un sentiment de fatigue accentué, une irritabilité voir des réactions de sursaut.
Enfin, et contrairement à ce que l’on a pu dire, ni l’angoisse ni l’anxiété ne sont une « peur sans objet » : on peut ressentir de l’angoisse en pensant à sa mort ou à celle des gens que l’on aime, on peut être anxieux et préoccupé à propos de difficultés bien réelles comme la maladie ou des problèmes financiers. Elles sont simplement une préoccupation inquiète de l’avenir, aiguë (l’angoisse) ou chronique (l’anxiété), et témoignent toujours du sentiment, plus ou moins conscient et justifié, de sa propre fragilité.

Vaincre nos angoisses : est ce possible ?

L’humain est anxieux suite à la conscience qu’il a par rapport au danger et aux attaques qu’il reçoit et qui en se multipliant, elles le fragilisent et le mettent face à son angoisse la plus originelle : celle de la mort. Par ailleurs, un terrain prédispose des personnes plus d’autres à développer une anxiété voir une angoisse et altère par conséquent le bien être psychique de tout un chacun.
Une première approche afin de contrer son anxiété serait de la reconnaitre en tant que telle et d’essayer de tracer les origines de ce sentiment étouffant. Reconnaitre les origines de nos ruminations reviendrait à se préparer pour les éliminer petit à petit. Contre cette submersion des idées noires et scénarios catastrophes, la rationalisation est une technique efficace.
Il est vrai que cela n’est généralement possible qu’avec l’aide d’un psychothérapeute afin d’apaiser vos tensions et vous aider à vous poser les bonnes questions pour avoir une réponse pour le moins curative.

 Frida Ben Attia

 

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