L’art de sentir : quand nos émotions font vibrer notre corps
- société
Alors que l’été approche, le secteur du tourisme tunisien affiche des signes encourageants de reprise. Entre retour des visiteurs étrangers et redynamisation des régions côtières, l’année 2025 semble marquer un tournant post-crise pour une industrie essentielle à l’économie nationale.
D’après les données officielles publiées fin mai par le ministère du Tourisme, plus de 3,5 millions de visiteurs ont été enregistrés depuis le début de l’année, marquant une hausse de 12 % par rapport à la même période en 2024. Les recettes touristiques dépassent déjà les 2,3 milliards de dinars, stimulées principalement par les marchés algérien, français et allemand.
Des villes comme Hammamet, Sousse, Monastir, Djerba et Tabarka connaissent une fréquentation en forte hausse, bénéficiant de nouvelles liaisons aériennes et d’une météo clémente. Le tourisme intérieur poursuit également sa progression, avec de plus en plus de Tunisiens optant pour des séjours courts dans les régions du nord et du sud.
Au-delà du balnéaire classique, les formes alternatives de tourisme séduisent davantage. Le tourisme culturel, rural, écologique et thermal attire une clientèle en quête d’authenticité et d’expériences locales. Plusieurs régions auparavant délaissées — comme le nord-ouest ou le sud-ouest — commencent à tirer leur épingle du jeu.
Cette évolution traduit un changement dans les attentes des voyageurs, plus attentifs à la qualité de l’accueil, à la diversité des activités et à l’impact de leur séjour sur l’environnement.
Malgré ces bons indicateurs, des défis subsistent : amélioration des infrastructures, formation du personnel, digitalisation des services, montée en gamme de l’offre… La pérennité de la relance touristique dépendra de la capacité des acteurs publics et privés à innover, investir et valoriser les atouts uniques du pay
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