L’effet « Femme » sur le climat : De la finance mondiale au désert tunisien, les chiffres d’une révolution
- société
Le 6 juillet, la planète célèbre la Journée mondiale du baiser, une occasion d’honorer un geste aussi ancien qu’universel. De la tendresse familiale à l’intimité amoureuse, le baiser traverse les cultures, les âges et les rituels. Il incarne à la fois l’expression d’une émotion profonde et un marqueur social, souvent sous-estimé dans sa portée affective, culturelle et même sanitaire.
Le baiser ne se résume pas à un acte romantique. Il est l’un des premiers gestes d’attachement dans la vie humaine, transmis dès la naissance par les soins et les caresses maternelles. À l’âge adulte, il devient un moyen d’exprimer l’amour, l’amitié, la gratitude ou la paix.
En Afrique du Nord, comme ailleurs, le baiser obéit à des codes culturels précis. Il peut être socialement accepté ou réservé à la sphère privée. Mais dans tous les cas, il reste un vecteur de lien et de reconnaissance mutuelle, une passerelle entre l’émotion et le corps.
Au-delà de sa portée symbolique, le baiser a fait l’objet de plusieurs études scientifiques. Il permettrait notamment de :
Réduire le stress et l’anxiété, via la sécrétion d’ocytocine,
Renforcer le système immunitaire par l’échange de bactéries bénéfiques,
Améliorer la santé cardiovasculaire, en régulant la pression artérielle,
Stimuler les hormones du bien-être, telles que les endorphines et la dopamine.
Certaines recherches vont jusqu’à affirmer qu’un baiser prolongé aurait un effet comparable à une séance de méditation ou d’activité physique légère.
Dans les sociétés conservatrices, le baiser demeure parfois un geste censuré, surtout lorsqu’il implique la sphère publique ou la sexualité féminine. Pourtant, les femmes réinvestissent aujourd’hui ce geste — non plus comme un symbole de soumission, mais comme une affirmation de leur rapport au corps, au désir et à l’intimité.
La Journée mondiale du baiser devient alors un moment de réflexion : comment penser un geste aussi intime dans un contexte de revendications féminines autour du consentement, de la liberté d’expression corporelle et de la tendresse assumée ?
Le baiser, dans sa simplicité apparente, cristallise une multiplicité d’enjeux : émotionnels, sociaux, sanitaires et même politiques. À l’heure des communications numériques et des relations souvent fragmentées, il réaffirme la nécessité du contact humain, de l’écoute silencieuse et de la présence à l’autre.
Célébrer cette journée, c’est donc aussi interroger notre rapport au toucher, à l’affection et à l’intimité partagée — dans le respect, la conscience, et parfois même la guérison.
.