Grossesses tardives : entre risques médicaux et nouvelles réalités
- société
La majorité des femmes enceintes choisissent d’observer le jeûne du Ramadan. Certains sondages indiquent que près de 70 % des futures mamans font le choix de jeûner et bien que plusieurs études médicales se sont penchées sur les effets du jeûne du ramadan, il n’existe pas cependant de réponse claire à cette question.
Certaines études tendent à montrer que les bébés ne sont pas ou peu affectés par le jeûne de leur mère. D’autres suggèrent que les personnes dont les mères ont jeûné pendant la grossesse ont plus de problèmes de santé au cours de leur vie. Mais jusqu’à présent, n ne peut pas trancher si jeuner constitue un danger pour la futur maman et son bébé
Hayet et Mariem, deux mamans qui ont témoigné leurs expériences de grossesse pendant ramadan, elles nous ont prouvé que chaque expérience de grossesse et unique et ne peut pas être généralisée :
« J’ai toujours été enceinte durant le mois de Ramadan. Pour mon premier enfant, j’étais alors enceinte de presque 5 mois et je n’avais déjà plus de nausées. Pour le second, je venais tous juste de dépasser le cap des 3 mois et les nausées s’étaient envolées, un miracle. Par contre, je développe pour chaque grossesse une sorte d’hyper salivation ce qui entraine des vomissements à répétions. Je voulais jeûner, mais je savais que ce Ramadan aurait ses limites. J’ai jeûné comme je pouvais. Au final, j’ai du rattraper 8 jours pour ma première grossesse et 12 pour la seconde.»
« Mes grossesses se passent sans trop de difficultés, je peux par conséquent jeûner sans problème. J’étais en vacances pour ma dernière grossesse, je mangeais relativement bien à l’heure du repas, et comme le « sohour » était très tôt, je restais éveillée toute la nuit après les prières nocturnes pour pouvoir manger. »
En tout cas, le fait d’être enceinte et de jeûner le mois de Ramadan n’est pas incompatible. Chaque femme doit l’envisager selon ses propres capacités, sa propre expérience et l’avis de son médecin
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