Mon mari m’a trompée avec sa secrétaire, mais je n’ai pas choisi de le quitter.
- société
Je maudis le jour où mon instinct maternel s’est réveillé. Pourquoi ? Parce que si pour certaines cela s’est super bien passé, et bien pas moi. Je sais, oui, nous sommes nombreuses. Du moins pour le moment. Ma vie, depuis, n’a connu aucun répit et j’ai plus que jamais haï la condition féminine me posant plein de questions ontologiques stériles finalement. Stériles… Voilà un mot qui fait peur aux plus vaillantes de nous. Heureusement que je n’en suis pas encore là. Encore heureux ! Bref !
Je suis une Tunisienne de 39 ans, le temps m’est désormais compté. Pourtant, l’envie d’être maman n’a débarqué dans ma matière grise que récemment. Enfin, il y a deux ans de cela. Certaines, sûrement, se reconnaîtront dans mon récit. Du coup, je me sentirai et VOUS vous sentirez moins seules et moins incomprises.
Mais attention, je vous préviens, il ne s’agit que de confidences entre femmes et non d’une dissertation, encore moins d’un article.
J’ai épousé l’amour de ma vie
J’ai épousé l’homme de ma vie. Après une longue idylle de six ans où parfois ça ressemblait plus à une passion dévorante et destructrice. On a fini par trouver un havre de paix. La passion qui nous liait s’est transformée au fil du temps en un amour profond, complice et atypique.
J’ai épousé l’homme de ma vie à 36 ans. Eh oui, certaines vont se dire : «En voilà deux qui ont pris tout leur temps. Ils sont tout de même trentenaires! ». Il faut dire que le regard de la société, on s’en tapait complètement. Quand on a compris que l’on ne pouvait plus vivre l’un sans l’autre, on a sauté le pas. Bref !
Mon cauchemar a commencé il y a deux ans. L’envie d’avoir un enfant s’est invité dans ma tête sans crier gare. J’étais pourtant tranquille jusqu’à ce que cette avalanche bouscule ma tête et chamboule ma vie de long en large.
Etait-ce la fameuse horloge biologique qui tirait l’alarme avant de sonner le glas ? Etait-ce ces légendaires hormones ? Aucune idée ! L’envie de devenir maman a squatté ma tête et me voilà dans de très sales draps.
Depuis, ça me taraude l’esprit. Ça me turlupine. Ça me tourmente. Le fameux partenaire était sur le qui-vive depuis que je lui ai fait part de mon envie. On va dire que c’est le scénario typiquement masculin. A vrai dire, je m’y attendais. Qu’il y saute de joie m’aurait étonné. Après des mois de réticence, monsieur s’est enfin lâché ! Oui, oui, mesdames, si ça peut rassurer certaines d’entre vous, vous n’êtes pas les seules !
Après deux grossesses spontanées mais mal terminées, a commencé le cauchemar. Je vais vous épargner les épisodes de l’espoir, du désespoir qui s’en suivit, du bonheur désenchanté pendant mes deux fausses-couches. Je sais, je ne suis pas la seule. N’empêche, je les ai vécus comme un déracinement ces deux séparations.
Le compteur ne s’arrête pas. Les mois passent, les années aussi. Plus la quarantaine approche, plus l’angoisse de ne pas pouvoir en avoir gagnait du terrain. Bref !
Mon corps ? Je ne le reconnais plus
La petite fausse maigre s’est transformée en femme ronde. La cellulite ! Alors-là ! Elle a trouvé refuge dans mes fesses, mes cuisses et même mes avant-bras ! Eh oui !
Le ventre plat n’est plus qu’ un vieux souvenir. La petite taille de guêpe s’est effacée. Deux bourrelets occupent désormais la place. Bref, je ne rentre plus dans mes jeans, ni dans mes robes moulantes, ni mes pulls ou chemises serrées. Je ne me reconnais plus. Les divers traitements administrés par la série de gygy visités, les stimulations pour optimiser la chance de tomber enceinte, ont bousillé mon corps et mon humeur. Je vous l’ai déjà dit : vous n’êtes pas les seules. Moi aussi je n’aime plus ce corps. Cette attente latente et ce satané instinct de maternité, eh bien, m’ont bien eu ! Une impression d’avoir été piégée. Moi qui me sentais au-dessus de tout ce tralala… Eh bien, me voilà !
A bientôt pour une nouvelle confidence !
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