Été 2026 : l’autre épidémie silencieuse de la saison chaude
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L’Autorité nationale d’évaluation et d’accréditation du secteur de la santé publie un guide actualisé de 161 recommandations — et des chiffres qui appellent à une prise de conscience urgente.
L’Autorité nationale d’évaluation et d’accréditation du secteur de la santé a publié, sur sa page Facebook officielle, une version actualisée de son guide sur la prise en charge du diabète de type 2 chez l’adulte. Destiné aux professionnels et aux structures de santé, le document rassemble 161 recommandations sur les meilleures pratiques de soins, le moment opportun pour administrer un traitement, et les facteurs de risque à surveiller.
Le guide insiste notamment sur le dépistage précoce : un premier diagnostic devrait être réalisé dès l’âge de 35 ans, puis renouvelé périodiquement tous les trois ans.
Une progression continue depuis trente ans
Les données intégrées au guide dessinent une trajectoire préoccupante. La prévalence du diabète de type 2 en Tunisie était estimée à 9,9 % en 1996. Elle est passée à 15,1 % en 2005, et devrait atteindre 26,6 % d’ici 2027 — soit une multiplication par près de trois en trente ans.
9,9 %Prévalence en 199615,1 %Prévalence en 200526,6 %Projection 2027Autre chiffre relevé par l’Autorité : seuls 27,4 % des patients diabétiques bénéficient actuellement d’une prise en charge médicale adaptée à leur maladie — ce qui laisse supposer qu’une large majorité des cas évolue avec un suivi insuffisant, voire absent.
Un facteur de risque de décès classé au troisième rang mondial
L’Autorité rappelle que l’Organisation mondiale de la santé classe l’hyperglycémie comme le troisième facteur de risque de décès dans le monde, derrière l’hypertension artérielle et le tabagisme. Le diabète non contrôlé peut entraîner des insuffisances rénales, des accidents vasculaires cérébraux et des amputations des membres inférieurs. Le guide souligne un point clinique important : une hyperglycémie chronique peut rester silencieuse pendant plusieurs années avant l’apparition de complications visibles — d’où l’importance du dépistage précoce recommandé dès 35 ans.
Prévention recommandéeL’Autorité insiste sur trois leviers pour réduire le risque de diabète de type 2 : une alimentation équilibrée, pauvre en graisses saturées et en sucres ; une activité physique régulière et constante ; et l’arrêt ou l’évitement du tabac.Un objectif de coordination des soins
Selon l’Autorité, la publication et la mise à jour de ce guide visent à coordonner les efforts de prise en charge des patients diabétiques, à réduire l’impact de la maladie sur la santé publique, et à améliorer la qualité des soins délivrés — le document proposant des pratiques cliniques adaptées au contexte tunisien.
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