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Alors…on danse ?

  • Alors…on danse ?
Comme chaque année à cette date du 29 avril, la Tunisie apportera sa voix au concert des nations pour célébrer, comme il se doit, la Journée Mondiale de la Danse.
A cette occasion, le Ministère de la Culture tient à s’associer à ces festivités et à manifester son soutien à la communauté des danseurs et aux professionnels du secteur.
Les grands rendez-vous de la culture tels que la Journée Mondiale de la danse,sont souvent l’occasion pour nous de mesurer le chemin parcouru et d’envisager l’avenir avec clairvoyance.
De nombreuses mesures ont été prises en faveur de cet art, et nous sommes conscients qu’il y a encore du chemin à faire pour apporter les améliorations souhaitées et atteindre les objectifs escomptés.
Il y a trois ans à peine, le décret gouvernemental d’avril 2018 portant création du Théâtre de l’Opéra au sein de la Cité de la Culture Chedli Klibi, a acté la création du Ballet de l’Opéra de Tunis. Il s’agit d’un nouvel acquis qui vient consolider les efforts concédés par le Ministère en faveur du secteur de la danse depuis l’indépendance.
Des équipements et des moyens humains et financiers exceptionnelssont désormais mis à la disposition de la danse et des danseurs.
Plusieurs entités et structures dédiées à la danse travaillent aujourd’hui au sein du Théâtre de l’Opéra comme le pôle Ballet et Arts Chorégraphiques et le Centre Chorégraphique Tunisien. Sans oublier le lancement de plusieurs manifestations d’envergures comme : les Journées Chorégraphiques de Carthage, le Festival Break to Be Free, le festival Rabi’ el Jassad, le festival Vidéo Opéra Danse, etc.
La Ballet de l’Opéra de Tunis tout comme la Troupe Nationale des Arts Populaires offrent aujourd’hui un cadre de travail professionnel et professionnalisant permettant à plusieurs danseurs d’exercer leurs métiers à plein temps moyennant des contrats de travail. Des salles de théâtre, des studios de répétition, des équipes techniques, logistiques, administratives, de communication sont mises à contribution pour réunir les meilleures conditions d’exercice de leur travail.
Les résultats sont palpables : plusieurs créations ont été réalisées, des partenariats ont été développés avec des artistes étrangers et une programmation riche et variée àrenforcer l’offre culturelle dans le pays. La Cité de la Culture ChédliKlibia joué un rôle prépondérant même pendant la crise sanitaire du Coviden permettant le maintien à flot de la vie artistique et en aidant les artistes dans leur résilience.
Aussi satisfaisant puisse-t-il être, ce constat doit être considéré comme un premier pas. Afin de renforcer la dynamique enclenchée, le Ministère a mis en place des dispositifs de soutien spécifiques sous la conduite de la Direction de la musique et de la Danse. A l’instar du théâtre et du cinéma, la danse est désormais éligible à des aides à la création et à l’écriture chorégraphique.
Un autre chantier est ouvert : la formation du danseur et sa professionnalisation.Un programme de formation diplômante, en cours d’élaboration, permettra, à terme, aux danseurs en exercice, de valider leurs acquis et de se présenter aux examens donnant accès à un diplôme national de danse.
Répartis à travers le territoire national, ces danseurs diplômés bénéficieront des compétences et de la reconnaissance nécessaires pour exercer leur métier et entreprendre des projets personnels. Ils seront opérationnels pour diriger des Centres Chorégraphiques Régionaux que le Ministère projette de créer dans chaque gouvernorat. Ils seront, enfin, les représentants de la nouvelle génération d’interprètes chorégraphes qui devra assurer la relève des aînés et porter haut la création artistique tunisienne.

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