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Covid -19 : symptômes des nouveaux variants

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Les sous-variants BA.4 et BA.5, sous-lignage d’Omicron, remplace progressivement le BA.2

Identifiés début avril par des chercheurs du Botswana et d’Afrique du Sud, ces nouveaux sous-variants d’Omicron provoqueraient des symptômes différents de BA.2. Certains décrivent des symptômes qu’on n’avait pas tellement observés avec Omicron, comme la perte du goût et de l’odorat. Ce sont des symptômes qu’on avait beaucoup avec le tout premier virus, et que l’on observait beaucoup moins, voire presque plus avec Omicron. Ce qui veut dire que le virus aurait une plus grande invasivité, une capacité d’envahir des cellules que le précédent n’envahissait pas, détaille auprès d’Ouest-France Yves Buisson, épidémiologiste et président de la cellule Covid de l’Académie de médecine.

Selon Santé Publique France, les signes cliniques les plus fréquents en cas d’infection aux variants BA.4 et BA.5 sont la fatigue, la toux, la fièvre et les maux de tête. De plus, « la probabilité de présenter anosmie [perte d’odorat] et agueusie [perte du goût], mais aussi nausées, vomissements et diarrhée est plus élevée pour les cas de BA.4/BA.5 par rapport à ceux de BA.1″ indique l’agence de santé le 15 juin. La durée des signes cliniques est en moyenne de 7 jours pour les cas de BA.4 et BA.5 contre 4 jours pour les autres cas Omicron.

Mais alors, BA.4 et surtout BA.5 sont-ils plus virulents que leurs prédécesseurs ? Si ce dernier semble avoir « une capacité d’invasion plus importante » que les précédents sous-lignages, nous n’avons pas tellement d’éléments ​quant à sa dangerosité, estime Yves Buisson. Nous serions tentés, pour comprendre ce sous-variant et ses effets, de regarder la situation au Portugal, où la vague se termine. « Il y a eu beaucoup de cas, beaucoup d’entrées à l’hôpital et des décès » dans le pays. Seulement, le Portugal n’a pas les mêmes antécédents que la France par rapport au Covid-19, pointe le spécialiste. « Il n’y a pas la même immunité. Le Portugal a été relativement épargné par le BA.2, on ne peut pas donc pas affirmer que l’on va connaître ce qu’ils ont eu là-bas. »

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