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« Twitter est un endroit où le racisme, la misogynie et l’homophobie peuvent prospérer sans être maîtrisés. C’est ce qui ressort d’une vaste étude menée par Amnesty Internationale sur des centaines de milliers de messages postés sur le réseau social.

Dans un rapport publié le 18 décembre, Amnesty International alerte sur le sexisme, le racisme et l’homophobie «endémiques» sur le réseau social Twitter. L’ONG appelle à une lutte plus efficace et plus transparente contre les messages haineux.
À l’aide d’un algorithme sophistiqué, ils ont pu analyser l’ensemble des messages adressés à ces femmes en 2017 :Les femmes de couleur sont les plus touchées. Elles risquent 34 % de fois de plus d’être visées par des tweets problématiques que des femmes blanches. Un chiffre qui grimpe à 84 % pour les seules femmes noires : sur cent tweets qui leur sont adressés, dix posent problème.
Dans une précédente étude publiée en juillet dernier, l’ONG qualifiait déjà Twitter d’« endroit toxique pour les femmes » Plus de 62 % des répondantes à un questionnaire indiquaient avoir déjà été victimes de tweets abusifs sur le réseau social.
Twitter est pointé du doigt pour sa lenteur à supprimer les tweets signalés. Et encore, quand c’est le cas, car la plateforme applique scrupuleusement son principe numéro un: « Twitter prône la liberté d’expression pour tous. » Les propos incitant à la violence ou au harcèlement sont, en théorie, censés être modérés par le réseau social, mais cela reste à sa libre appréciation.
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