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MES REFORMES POUR UN REEL CHANGEMENT EN TUNISIE (deuxième partie)

  • MES REFORMES POUR UN REEL CHANGEMENT EN TUNISIE (deuxième partie)
Par Jamel Saber
21 / Lutter contre le marché parallèle, contrebande et dérivées que j’estime représenter 30% du PIB soit 30 milliards de dinars. Ceci en mettant en application d’une part un système de travail palliatif de substitution dans des zones franches et autres à créer, pour assurer des revenus acceptables aux 3 millions de tunisiens riverains le long des 1200 kms avec l’Algérie et la Libye, et d’autre part verrouiller les frontières avec des forces armées, des murs et un matériel « High Tech » caméras thermiques et autres moyens hélicoptères drones satellites. Le verrouillage de toutes nos frontières est une nécessité absolue pour combattre ce fléau, véritable « gangrène » pour l’économie nationale. Sévères sanctions pénales pour les délits.
22 / Combattre la corruption et malversations que j’estime en Tunisie à 30% du PIB soit 30 milliards de dinars, sachant que les 2% avancés par le gouvernement concernent la période 2000-2008. Mise en place de lois, moyens humains de contrôle, et matériels dont logiciels conformément aux normes internationales. L’OSCE aidera pour la mise en place d’une institution indépendante selon le Destour, pour éradiquer ce « cancer » qui ronge notre société de l’intérieur. D’autres pays comme les pays scandinaves ont réussit à le faire pourquoi pas nous. Appliquer aussi de sévères sanctions pénales pour les délits.
23 / Dans un souci urgent de sauvetage de notre économie, d’un retour à une paix sociale perdue, et pour faire en sorte que la Tunisie soit apaisée et relancée, il faut des recettes supplémentaires fiscales ou non, dans les caisses de l’état d’un montant de 155 milliards de dinars étalés sur 3 ans sont nécessaires, pour assurer des investissements répartis comme suit : * Un investissement d’environ 10 milliards de dinars, pour “éradiquer“ la pauvreté en Tunisie qui concerne 2,5 millions de tunisiens- soit environ 650.000 familles- en leurs garantissant provisoirement une rente de 4.000 dinars par an valable pour une année et renouvelable par tacite reconduction, le temps de leurs garantir un emploi. Le budget 2016 prévoit une pension de 150 dinars par mois pour 250.000 familles, c’est timide pour stabiliser la grogne sociale. * Un investissement de 5 milliards de dinars, pour améliorer les conditions de logements de 330.000 familles sans toits décents. Prévu des miettes pour la construction de 10.000 logements sociaux de 50m2 dans le budget 2016. Sachant que depuis 2012 jusqu’à ce jour, seulement 1.600 logements ont été réalisés et ils sont prêts à être remis à leurs bénéficiaires. C’est insuffisant. * Un investissement de 15 milliards de dinars pour créer du travail au 1 million de chômeurs en Tunisie dont 300.000 diplômés. Seulement 400 millions de dinars seront alloués pour le financement des mécanismes d’emplois des jeunes au cours de 2016. C’est déroutant. * Un investissement de 50 milliards de dinars pour le développement et la mise à niveau des zones régionales démunies en infrastructures et autres. Le budget 2016 a prévu 5,4 milliards de dinars, sachant qu’au passage que pour les précédents budgets ces investissements n’ont jamais étaient dépensés en totalités, on avance même le montant de 10 milliards de dinars en « stand by » pour mille et une raisons ! * Une enveloppe de 75 milliards servira à engager des programmes spécifiques de développements et d’investissements dans les différents secteurs (agriculture et pêche, équipement, transport, développement régional, tourisme…) au profit de l’essor économique dans toutes les régions du pays, mais avec comme préalable des travaux d’infrastructures : autoroutes, routes, ports maritimes, aéroports, téléphonies mobiles et fixes, ADSL et autres.
24 / Relancer les investissements directs étrangers (IDE) dans le pays en passant de 2,1 milliards en 2015 à 10 milliards d dinars en 2020, sachant qu’à l’échelle mondial les IDE représentent 2 trillions de US $ par an. Augmenter également les prestations de services dans la composition de l’économie nationale, qui doivent passer de 50 actuelles à 75% d’ici trois ans. Pour ce faire faut au préalable redonner confiance aux investisseurs tunisiens et étrangers, l’ordre et la sécurité doivent régner de nouveau dans le pays. Ensuite optimiser le climat des affaires, avec un respect de la force de loi, une meilleure justice, un code des investissements innovant, un PPP moderne, un code de travail flexible, une mise à niveau des infrastructures et autres piliers essentiels pour encourager les investisseurs étrangers à entreprendre chez nous, plutôt qu’ailleurs. Sachant que notre “avenir salvateur” c’est surtout la délocalisation des multinationales, ceci pour faire en sorte que la Tunisie devienne à MT “l’Atelier de l’Europe”.
25 / La Bourse des valeurs Mobilières de Tunis (BVMT) doit prendre une place plus importante pour financer notre économie. Faut faire en sorte que la capitalisation boursière devra atteindre 60% du PIB d’ici 2020 (19,2% en 2014).
26 / Refonte structurelle du Ministère du Tourisme pour mieux répondre aux besoins du secteur. Cette réforme à moyen terme comporte quatre axes principaux, à savoir la diversification de l’offre selon la spécificité de chaque région, la qualité et la formation, le « branding » (NDLR : l’image de marque) et en dernier volet la modernisation du secteur. Tabler pour augmenter le nombre de personnes du tourisme de masse à 20 millions en 2020, soit 1% de part de marché sur les 2 milliards prévus dans le monde. Mais pas que faut surtout investir lourdement pour la mise en place d’un tourisme très Haut de gammes pour les quelques dizaines de milliers de fortunés de par le monde, c’est l’avenir ce qui rendra le secteur plus rentable, assurant une plus value plus importante. Faut pas oublier que ce secteur est sinistré avec plus 3 milliards de dinars de crédits impayés chez les hôteliers à ce jour pour plusieurs raisons, dont une carence totale d’un contrôle d’accompagnement à posteriori de l’administration de tutelle. Faut corriger le tir et vite, le tourisme est stratégique pour le pays, les recettes en devises devront atteindre l’équivalent de 10 milliards de dinars en 2020 (3,5 en 2013).
27 / Refonte structurelle du Ministère d l’Agriculture pour la mise à niveau de notre agriculture aux normes internationales. En 2020 la Tunisie devra assurer son autosuffisance alimentaire pour tous les produits, voire devenir exportatrice. Chaque hectare de terre dans le pays devra être optimisé pour la production selon les normes internationales, faute de quoi exproprié pour utilité publique, pareil pour le domaine maritime en multipliant l’aquaculture et moderniser la flotte de pêches. Subventions importantes pour les agriculteurs et pécheurs conformes aux normes européennes.
28 / Booster le Ministère d la Coopération internationale qui devra fusionner avec le MAE. Booster nos échanges commerciaux avec l’ASIAN et les BRICS surtout la Chine Inde et Indonésie. Ce ratio d’échanges de 80% avec l’Union Européenne est mauvais pour nous, et doit donc dorénavant d’ici 2020, être inversé au profit d’autres partenariats. Sachant que l’UE et les USA sont en récessions de plus en plus depuis 5 ans et frôlent la « faillite partielle », faudra donc chercher nos intérêts vitaux et réciproques ailleurs. C’est une obligation nationale, faut inverser les termes de changes en notre faveur et vite. Pourquoi continuer à payer une voiture POLO 7 VW à 33.000 dinars, alors que la même chinoise reviendrait à 10.000, et ceci est valable pour plusieurs autres produits, ce qui soulagera le déficit de notre balance commerciale. Le montant des importations baissera progressivement de moitié, on aura donc un meilleur taux de couverture.
29 / Booster fortement la culture et l’écologie dans le pays. Les hommes de cultures et les artistes seront tous subventionnés par l’état à raison de 500 à 1.000 dinars net par mois et bénéficiés de la couverture sociale, et du régime de retraites. Plus de subventions et de crédits pour les œuvres d’arts en rapport avec notre spécificité tunisienne. La culture est l’âme de la Nation. 2% du Budget de l’état sera consacré à promouvoir le produit culturel, soit 600 millions de dinars progressivement d’ici 3 ans (prévu que 228 en 2016).
30 / Le Ministère de l’Industrie devra mettre un programme national pour assurer notre autosuffisance énergétique à travers tout le pays en électricité et gaz naturel, mais aussi hydrauliques pour les 20 ans à venir. Sans oublier l’exploitation des énergies renouvelables photovoltaïques, éoliennes et autres. De lourds investissements sont à prévoir pour atteindre cet objectif essentiel pour l’avenir du pays. Avec ces actions « titanesques » mais surtout « révolutionnaires », les bases d’une démocratie naissante moderne et progressiste seront misent sur les rails à moyen et long terme en Tunisie. Tout le reste suivra avec le temps, dont surtout une refonte structurelle et une mise à niveau des Ministères de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de le recherche scientifique, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle et de la Santé Publique.
Sachant que ces 4 ministères sont fondamentaux dans le pays pour sa bonne marche et son évolution, surtout qu’ils représentent dans l’ensemble 8,4 milliards de dinars soit 28,8% du budget de l’Etat 2016.
En théorie il faut juste avoir la volonté et le courage d’un homme politique visionnaire, pragmatique progressiste et patriote, pour réaménager la Maison Tunisie de l’intérieure. Faut repenser ses structures de fonctionnements, améliorer l’efficacité du gouvernement, rééquilibrer ses finances publiques, et la rendre socialement plus équitable avec en priorité une réduction des fossés entre les régions, et l’instauration d’une justice sociale basée entre autres sur l’équité fiscale. Un meilleur partage des richesses du pays doit se mettre en place, dans un esprit de solidarité nationale, pour une projection vers une société plus juste et performante.
En pratique malheureusement aucun homme politique de la place n’osera jamais le faire, et même d’en parler conséquence de cette équation perverse qu’est l’argent-pouvoir-politique, depuis toujours malheureusement en faveur des plus riches, qui en amont « verrouillent » les politiciens en finançant leurs partis et donc leurs élections dans les hauts postes de l’Etat, donc la gouvernance du pays.

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