Notre cerveau n’est jamais en vacances : le nouveau combat contre la surcharge numérique
- société
En raison de l’importance du climat social en tant que facteur d’incitation des investissements, de stimulation de l’initiative et de promotion du partenariat et la nécessité de limiter les conflits sociaux et de mettre fin aux surenchères et aux perturbations de la production qui ont connu au cours des dernières années une recrudescence inquiétante entrainant l’arrêt de nombreux secteurs et entreprises et la perte de milliers d’emplois, la nécessité de développement d’un nouveau dialogue social responsable et inclusif avec la participation de toutes les parties concernées se pose avec la plus grande acuité.
L’initiative de création d’un Conseil National du Dialogue Social a ainsi retenu toute l’attention de l’ensemble des parties concernées.
Toutefois la version du projet de loi relatif à la création de ce Conseil qui remonte à l’année 2015 a été à l’origine d’une déception générale du fait qu’elle ne pourrait nullement favoriser le développement d’un dialogue social responsable mais au contraire aboutir à l’institutionnalisation de l’exclusion et de la marginalisation du fait de la position d’une seule organisation syndicale appuyée par le Ministère des Affaires Sociales d’adopter le principe des « organisations les plus représentatives à l’échelle nationale » pour participer au Conseil au lieu de celui de la proportionnelle qui garantit la durabilité, l’équité de l’efficacité dans le cadre de l’approche adoptée par notre pays notamment dans son processus de transition politique de partenariat, d’ouverture et de la recherche du consensus surtout que le rôle du Conseil National du Dialogue Social est d’ordre purement consultatif.
Malgré l’initiative de la Commission de la Santé et des Affaires Sociales de l’ARP qui a présenté une version amendée du projet de loi basée sur la représentativité proportionnelle , le projet de loi qui sera discutée en plénière par l’ARP le 11 juillet courant ne prend pas en considération cet amendement fondamental et conserve toujours son caractère d’exclusion en retenant le principe des organisations les plus représentatives.
De ce fait ce projet de loi dans sa version actuelle aboutirait incontestablement à la privation d’organisations syndicales de travailleurs et d’entreprises entreprenantes et légalement constituées de pratiquer leur droit essentiel de participation et de représentation de leurs adhérents.
Ce projet ignore aussi les recommandations urgentes et incessantes adressées depuis 2015 par le BIT au Gouvernement Tunisien sur la nécessité d’engager un dialogue social inclusif avec l’élargissement de son champ de consultation à toutes les organisations concernées du paysage syndical et patronal tunisien afin de prendre tous les points de vue sur la détermination des critères de la représentativité syndicale.
Pour toutes ces raisons, la CONECT avec ses structures régionales et sectorielles lance un appel à toutes les parties concernées pour surseoir à, l’examen de ce projet pour le début de la prochaine session parlementaire en vue de remédier aux lacunes constatées et de garantir le consensus nécessaire surtout que le projet actuel a été présenté en 2015 dans des conditions particulières par le Gouvernement précédent
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