L’art de sentir : quand nos émotions font vibrer notre corps
- société
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une alerte mondiale : pour enrayer la progression des maladies non transmissibles, elle appelle les États à augmenter de 50 % les prix du sucre, de l’alcool et du tabac d’ici 2035. Cette mesure fiscale vise à réduire les risques de maladies chroniques tout en générant des ressources pour les systèmes de santé.
Selon l’OMS, la consommation excessive de sucre, d’alcool et de tabac est responsable de plus de 40 % des décès prématurés liés à des maladies évitables : diabète, cancers, maladies cardiovasculaires, obésité.
« Le levier fiscal est l’un des plus puissants pour faire baisser la consommation de produits nocifs pour la santé. » – Rapport OMS, juillet 2025
L’initiative vise à réduire les inégalités en matière de santé, notamment celles touchant les femmes :
Tabac et cancer du sein : en hausse chez les femmes de 35 à 50 ans.
Diabète gestationnel : accentué par une alimentation trop sucrée.
Hypertension post-partum : aggravée par les boissons alcoolisées sucrées.
De plus, les femmes étant souvent responsables de l’alimentation familiale, une meilleure régulation des prix pourrait induire des changements structurels dans les habitudes de consommation des foyers.
| Produit concerné | Hausse recommandée | Objectif |
|---|---|---|
| Sucre (boissons, confiseries) | +50 % | Réduire l’obésité et le diabète |
| Tabac (toutes formes) | +50 % | Réduire les cancers et maladies pulmonaires |
| Alcool (vins, spiritueux, bière) | +50 % | Réduire les maladies hépatiques et AVC |
En plus de ses bénéfices sanitaires, cette hausse des prix permettrait :
D’accroître les recettes publiques, à réinvestir dans les hôpitaux, la prévention et les soins aux populations vulnérables (notamment les femmes et enfants).
De réduire la pression sur les systèmes de santé, souvent saturés par les maladies évitables.
Selon les estimations, chaque augmentation de 10 % du prix du tabac entraîne une baisse de 4 à 8 % de la consommation, surtout chez les jeunes et les publics à faibles revenus.
En Tunisie, où la consommation de sucre raffiné et de tabac est élevée, notamment chez les jeunes et les femmes urbaines, une telle recommandation pourrait :
Soutenir les efforts du ministère de la Santé pour freiner l’obésité féminine (touchant près de 35 % des Tunisiennes selon l’INS 2023).
Financer des campagnes de prévention dans les collèges et lycées.
Encourager la création de labels alimentaires “sans sucres ajoutés” et de solutions d’alternatives saines, portées par des femmes entrepreneures en nutrition.
La recommandation de l’OMS d’augmenter les prix du sucre, du tabac et de l’alcool de 50 % est bien plus qu’une politique fiscale : c’est un levier de santé publique et de justice sociale.
Dans un contexte où les femmes sont à la fois consommatrices, éducatrices et parfois victimes des pathologies induites, cette mesure représente une opportunité d’améliorer la santé des générations futures.
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