Notre cerveau n’est jamais en vacances : le nouveau combat contre la surcharge numérique
- société
En Tunisie beaucoup se sont lancé en politique en s’opposant à Bourguiba et en suivant leur parents Youssefistes (Maya, Chebbi, Marzouki, …), beaucoup parmi eux sont originaires du sud Tunisien (Maya, Chebbi, Marzouki, Ghannouchi, …) tout comme Salah Ben Youssef. Attiré par le panarabisme et pour d’autres l’islamisme politique.
D’autres étaient des cadres Destouriens (Mestiri, Ben Jaafer,…) ayant mal supporté l’absence de démocratie au sein du PSD et notamment la présidence à vie de Bourguiba début des années 70. C’était le déclic pour beaucoup d’entre eux, en s’opposant à Bourguiba ils ont existé politiquement d’une manière bien plus marquée.
Autrement on a tous les dérivés du communisme (marxisme, trotskisme, réformateurs…) qui se sont très souvent opposés à Bourguiba qui était pourtant un socialiste (mais pas marxiste).
Toutes ces écoles politiques du 20e siècle recèlent un lourd passé totalitaire : Communisme, islamisme, nationalisme arabe, baathisme, nationalisme destourien…
Il est peut être temps de dépasser tout ceci et passer à autre chose. Quelque chose qui ne se réfère pas à ces gens-là ou à ses « ismes » avec leurs dérivés.
Le monde a beaucoup changé, trop rapidement pour ne pas en tenir compte.
Une Tunisie forte dans un Monde qui bouge mérite une nouvelle classe dirigeante, du sang neuf, plus en phase avec les nouvelles générations, celles de l’Internet pour tous, celles des réseaux sociaux comme mode d’expression individuelle et collective, celles en rupture avec les paradigmes anciens.
La politique en Tunisie doit changer. Elle doit être incarnée par des pratiques et un personnel politique connecté, en osmose avec la rue et les préoccupations des familles tunisiennes au plus profond.
C’est l’enjeu des prochaines échéances électorales. Une grande lessiveuse va s’opérer. Certains ont été déjà des victimes des deux précédentes (2011 et 2014). D’autres craignent les prochaines et tentent de reporter l’échéance de leur déchéance. Mais le peuple a changé, les Tunisiens ont changé. Et celui qui a compris cela gagnera les batailles à venir. Celui qui fera preuve de pragmatisme et qui améliorerait le quotidien de nos concitoyens aura la faveur des suffrages, loin des idéologies et des vielles chapelles.
Par Hassen ZARGOUNI
.