« Ce qu’on ne vous dit pas avant la nuit des noces » : Le premier guide tunisien qui brise les tabous pour une société réconciliée
- société
Par Ghalia Ben Brahim
Avant la Révolution, beaucoup de salons de thé préféraient continuer leurs activités normalement au cours du mois de Ramadan. A l’époque, il suffisait que le propriétaire des lieux mette quelques rideaux ou journaux sur les vitrines de son espace (pour que cela ne soit pas très visible depuis la rue) et tous les non-jeûneurs pouvaient manger, boire et fumer d’une façon normale. Avant la révolution les choses ont bien-sûr changé: des cafés fermés, des fatwas à ne plus en finir contre les non-jeûneurs et de la police qui ‘contrôle’ et ferme les cafés.
Cette année, on s’attendait à un vrai changement puisque, et selon la nouvelle Constitution tunisienne, chaque tunisien est en totale liberté avec sa conscience. Seulement voilà, à quelques jours du début de ce mois de jeûne, on est choqué par l’attitude de la police tunisienne qui s’amuse à fermer les cafés ouverts (malgré le fait que la plupart de ces derniers se trouve dans des zones touristiques) et à demander, agressivement bien-sûr, les CIN des consommateurs qui s’y trouvent…
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