Notre cerveau n’est jamais en vacances : le nouveau combat contre la surcharge numérique
- société
Le 6 Février est désigné Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines
La lutte contre l’excision dans le monde est loin d’être finie. Près de trois millions de filles sont excisées chaque année, soit six par minute.
Seize ans après sa création, la Journée internationale de lutte contre les mutilations génitales féminines reste une nécessité. Comment sensibiliser le grand public à la difficile question de l’excision ?
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Chaque année, il est bon, voire nécessaire, de rappeler ces chiffres : dans le monde, plus de 200 millions de femmes vivent avec les conséquences de mutilations sexuelles féminines (MSF. On estime que trois fillettes et adolescentes sur dix, dont les mères ont elles-mêmes été mutilées, sont exposées au risque d’excision lorsqu’elles partent en vacances dans le pays d’origine de leur famille.
Quels sont les types de mutilations génitales ?
Les jeunes filles sont victimes de trois grands types de mutilation sexuelle (MSF). La clitoridectomie qui est l’ablation partielle ou totale du clitoris. L’excision, l’ablation partielle ou totale du clitoris et des petites lèvres, avec ou sans ablation des grandes lèvres. Et l’infibulation, soit le rétrécissement de l’orifice vaginal par ablation et accolement des petites lèvres et/ou des grandes lèvres, avec ou sans ablation du clitoris. À cela, les spécialistes évoquent les formes non-classées de MSF : toutes les autres interventions nocives ou potentiellement nocives pratiquées sur les organes sexuels féminins à des fins non thérapeutiques
Pourquoi l’excision est-elle pratiquée ?
Les raisons varient selon les cultures et les régions : traditions, religions. La pratique se retrouve aussi bien dans des populations musulmanes, chrétiennes ou animistes. Parmi les croyances qui la justifient, celle de la fécondité des femmes. Dans tous les cas, elle est vécue comme une norme sociale à laquelle les familles se plient pour éviter d’être rejetées et condamnées par la communauté à laquelle elle appartient.
Les Africaines, les plus exposées
Les pays les plus touchés par cette pratique sont essentiellement africains. En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans 27 pays africains. Les autres principaux pays frappés par cette coutume sont le Yémen, l’Irak ou l’Indonésie. Selon l’Unicef, plus de la moitié de ces 200 millions de femmes, en 2016, vivaient en Égypte, en Éthiopie et en Indonésie. Dans le dernier recensement de 2014, ce chiffre était de 140 millions.
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