Somatisation : Et si vos douleurs musculaires étaient le langage de vos émotions ?
- société
Une étude internationale publiée en 2025 révèle que même des formes modérées de Covid-19 peuvent accélérer le vieillissement des artères chez les femmes, augmentant ainsi leur risque cardiovasculaire. Ces résultats soulignent l’importance d’une prévention ciblée et d’une prise en charge adaptée de la santé féminine post-pandémie.
Près de 2 400 femmes dans 16 pays ont participé à cette recherche. Les résultats sont sans équivoque :
Les femmes ayant eu un Covid modéré présentent un vieillissement vasculaire équivalent à 5 ans.
Les patientes touchées par un long Covid présentent des effets encore plus marqués.
La vaccination réduit significativement ces effets, confirmant son rôle protecteur au-delà de la simple prévention de l’infection.
Cette étude apporte un éclairage inédit sur les conséquences à long terme du Covid-19 sur le système cardiovasculaire féminin.
Les maladies cardiovasculaires sont déjà la première cause de mortalité féminine dans le monde, mais elles sont souvent sous-diagnostiquées car leurs symptômes diffèrent de ceux des hommes.
Le Covid-19 agit comme un accélérateur de risques en raison de :
Facteurs hormonaux influençant la santé artérielle.
Charge mentale accrue, stress et burn-out affectant la tension artérielle et le cœur.
Accès aux soins limité dans certaines régions, ce qui retarde le diagnostic et le traitement.
Le vieillissement vasculaire peut provoquer :
Hypertension artérielle précoce
Accidents vasculaires cérébraux (AVC)
Infarctus du myocarde
Insuffisance cardiaque chronique
Les femmes de 40 à 60 ans sont les plus touchées, mais des patientes plus jeunes ne sont pas épargnées.
Les experts recommandent :
Suivi cardiovasculaire renforcé pour toutes les femmes ayant eu le Covid.
Mode de vie protecteur : alimentation équilibrée, activité physique régulière, gestion du stress.
Vaccination et rappels pour limiter les effets à long terme.
Recherche spécifique sur les femmes pour mieux comprendre l’impact genré des maladies.
Cette étude montre que la santé féminine doit être plus qu’un enjeu de reproduction ou de maternité. Les pays du Maghreb et du monde entier peuvent s’appuyer sur ces résultats pour renforcer :
Les politiques de prévention cardiovasculaire ciblées sur les femmes.
Les programmes de dépistage et de suivi post-Covid.
La recherche sur la médecine genrée.
Le Covid-19 a laissé un héritage invisible mais réel : des millions de femmes portent désormais une fragilité cardiovasculaire accrue. Reconnaître ce risque, c’est repenser la santé féminine en plaçant les femmes au centre des politiques et pratiques médicales.
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