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- société
Adoption du budget du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance avec 88 voix
Le budget du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance au titre de l’année 2018 a été adopté lundi soir avec 88 voix contre deux abstentions et 7 oppositions.
Dans sa réponse aux interventions des députés, lors d’une séance plénière tenue à l’assemblée des représentants du peuple pour examiner le budget du ministère de la femme, de la famille et de l’enfance, la ministre Néziha Laabidi a indiqué que 64% des enfants en Tunisie ne sont pas inscrits dans les jardins d’enfants, ce qui a incité le département à mettre en place le programme « Mon jardin d’enfant dans mon quartier ».
Ce programme a pour objectif de permettre au maximum d’enfants des différentes régions du pays de bénéficier des services de la petite enfance en âge préscolaire. Laabidi a signalé qu’en 2017, le ministère a pris en charge les dépenses de 3 mille enfants qui se sont inscrits dans les jardins d’enfants et a mis en place le Fonds de l’enfance qui vise à collecter des ressources pour pouvoir acquérir les équipements nécessaires au profit de quelques jardins d’enfants et complexes d’enfance.
Par ailleurs, la ministre a indiqué que le programme d’autonomisation économique des femmes en milieu rural, lancé depuis huit mois en partenariat avec la Banque Tunisienne de Solidarité, a permis de financer jusqu’à présent 1850 projets au profit de femmes diplômées et non diplômées.
A noter que les députés avaient critiqué la situation de la femme en milieu rural qui représente environ 60% de la main d’oeuvre dans le secteur agricole alors que 30% d’entre elles sont analphabètes et le taux d’abandon scolaire chez cette population dépasse les 65%.
Les députés ont aussi appelé à lutter contre le travail des enfants dans les rues et à domicile et à s’assurer de l’état psychologique des employés dans les jardins d’enfants pour éviter les éventuelles violations.
Dans ce contexte, ils ont revendiqué la réouverture des jardins d’enfants municipaux dont le nombre s’élevait à 250 et s’est réduit actuellement à une cinquantaine outre le renforcement des activités et des clubs d’enfants à travers le pays pour lutter contre la délinquance et le terrorisme et garantir l’enrichissement culturel et l’ouverture d’esprit.
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