« Ce qu’on ne vous dit pas avant la nuit des noces » : Le premier guide tunisien qui brise les tabous pour une société réconciliée
- société
La violence économique est une forme de violence encore trop méconnue, mais pourtant bien réelle. Elle touche des milliers de femmes, souvent en silence. Son arme : le contrôle de l’argent, des ressources et de l’indépendance financière.
Interdiction de travailler, confiscation de la carte bancaire, dettes imposées, blocage d’un compte commun, ou encore absence de pension alimentaire après une séparation… La violence économique prend des visages multiples. Elle prive les femmes de leur liberté, de leur pouvoir de choix, et souvent de leur dignité.
Aujourd’hui, cette forme de violence touche toutes les catégories sociales : femmes au foyer, entrepreneures, salariées, étudiantes… Certaines gagnent très bien leur vie, mais ne contrôlent rien de leurs finances. D’autres se retrouvent piégées dans une précarité extrême après une rupture, sans aide ni recours.
Parce que l’autonomie financière est une condition essentielle à l’émancipation des femmes.
Parce que le contrôle économique est souvent le premier outil d’un système de violences conjugales plus large.
Et parce que trop peu de femmes osent en parler, faute d’information ou de reconnaissance institutionnelle.
Il est temps de :
Reconnaître légalement la violence économique dans tous les pays.
Former les professionnel·les de la justice, du social, de la santé et des banques à détecter ces situations.
Mettre en place des dispositifs d’accompagnement financier spécifiques aux femmes victimes : conseils juridiques, aides sociales rapides, accès facilité à un compte personnel.
La violence économique est bien présente, même si elle reste largement taboue. Les normes patriarcales, les inégalités salariales, la dépendance financière dans le couple, et le manque de recours légaux renforcent cette forme d’emprise. Il est urgent d’en parler, de briser le silence, et de créer des espaces d’écoute, de soutien et de solutions concrètes.
💥 La liberté des femmes commence aussi par leur pouvoir économique.
Lutter contre la violence économique, c’est construire une société plus équitable, plus humaine, plus libre.
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