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À combien d’appels devra répondre le président de la république pour sauver la Tunisie ?!!

  • À combien d’appels devra répondre le président de la république pour sauver la Tunisie ?!!

Le problème de la députée Hager Bouhlel est résolu.

La présidence vient de rectifier le tir en permettant à la députée gelée l’octroi de son traitement. Le ministère de tutelle vient de publier les détails sur sa page Facebook. Une grande nouvelle pour la concernée et un soulagement pour tous, car la vie humaine ne devrait pas avoir de prix, ne devrait pas avoir de titre ni de grade…et pourtant!!

À combien d’appels devra répondre le président de la république pour garantir l’égalité entre les citoyens. Combien de vies retenues en otages par la caisse nationale reste-il à sauver ? Qu’en est-il de ceux qui n’ont jamais eu de sécurité sociale car ils n’ont pas eu la chance de travailler, que sera-t-il de ceux qui n’ont jamais été députés mais qui sont désormais au chômage.

Sommes-nous condamnés à jouir du droit à la santé et de l’accès aux soins uniquement sur demande? L’état est que, depuis quelques années en Tunisie, les injustices sociales et le fossé entre les classes ne font que s’approfondir.

Deux grandes guerres sont désormais déclarées: Écoles privées / écoles étatiques, cliniques privées /hôpitaux publics. Les gouvernants qui se suivent semblent être inconscients de la gravité de la situation. En ce mois de lutte par excellence, pendant cet octobre rose que le gouvernement semble prendre au sérieux, je pose une question : A quoi servirait un dépistage précoce si la patiente ou le patient n’aura pas le droit au traitement?? Si elle ou il  n’aura même pas espoir de survivre faute de moyens.

Le système sanitaire boite comme un chien malheureux. Le système éducatif agonise comme un être abandonné. Et le citoyen laissé-pour-compte comme un orphelin indésirable.

Mr le président, l’article 117 est appliqué chaque jour sur des humains en détresse!!! Cette décennie a fait de nous un peuple qui ne rêve plus et maintenant Nous risquons  un peuple qui n’espère plus.

Par Nesrine Ben Khédija 

 

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