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7 Lectures de vacances féministes

  • 7 Lectures de vacances féministes

Lire l’été est un pur délice. Quelle belle évasion que d’ouvrir un livre tout en profitant du soleil! Voici 7 suggestions d’ouvrages féministes concoctés par la rédac’ pour accompagner vos journées de vacances!
«Mémoire de fille»
Annie Ernaux
L’auteur de «Mémoire de fille», à travers ses questionnements, ses réflexions… exprime par ses mots tous ses maux ! Ses remords, sa culpabilité, sa révolte et la revendication de liberté sur deux niveaux : une liberté sexuelle et une libération d’un passé douloureux qui l’a empêché à un certain moment de sa vie de vivre pleinement sa féminité ! et dont elle en a souffert au moins pendant deux ans de sa vie. Torturée psychologiquement, son corps a mal réagit, l’a punie (aménorrhée) et l’a poussée à devenir boulimique, et ce n’est qu’à travers l’acte de l’écriture, un acte libérateur, qu’elle s’est enfin faite pardonnée, qu’elle s’est libérée de ce passé en le regardant sous un autre angle ! Un passé valorisant et non plus humiliant, c’est ce que ses «lectrices» peuvent en déduire en lisant ses dernières lignes !
«Parole de femme» (1974)
Annie Leclerc
Un livre qui a fait scandale à sa parution en 1974: Parole de femme (Babelio) d’Annie Leclerc est un texte philosophique et poétique, presque un chant, porté par un souhait: libérer la parole des femmes, l’inventer, la faire naître pour sortir de l’impérialisme culturel masculin. Les femmes ont leur mot à dire, leurs forces propres à apporter dans un monde d’hommes régi par le profit et l’esprit de conquête.
Le défi égalitaire : Ecrits féministes
Noura Borsali
Journaliste et écrivaine, militante des droits de l’homme, est à la pointe du combat en Tunisie. Animatrice de plusieurs forums de débats intellectuels et politiques, avant, pendant, et après la révolution tunisienne, elle rassemble ici des textes reflétant l’histoire et le présent d’un mouvement en manque de visibilité. Ce livre prend toute son importance aujourd hui en soulignant les profondes mutations en cours au sein du monde arabe et le rôle que les femmes y jouent avec courage et détermination.
«Le Deuxième Sexe» (1949)
Simone de Beauvoir
«On ne naît pas femme, on le devient»: aucun concept féministe n’est aussi célèbre que ce constat tiré de la somme consacrée par la philosophe à l’origine sociale de l’infériorité des femmes telle qu’elle se donnait encore à voir après la Seconde Guerre mondiale, quand les femmes avaient remplacé les hommes au travail. Récit encyclopédique et réflexif qui n’épargne pas Freud ou Marx, l’éducation bourgeoise ni les femmes elles-mêmes, coupables d’avoir intériorisé leur soumission, ce monument traduit dans le monde entier et vendu à des millions d’exemplaires reste une lecture obligatoire. (Catherine Frammery)
«Je sais pourquoi l’oiseau chante en cage» (1969)
Maya Angelou
Une autobiographie en forme de coup de poing, qui à travers l’histoire de cette petite fille noire pauvre, élevée dans le Sud raciste des Etats-Unis, violée dans son enfance, mère à 20 ans, poétesse, écrivaine, très engagée dans la lutte contre la ségrégation et l’apartheid, parle au nom de toutes les femmes afro-américaines des années 1960: pas étonnant que le récit de sa résilience et de sa libération grâce aux livres soit devenu un classique, étudié dans les écoles américaines.
«Femmes, manifestez-vous!» (1994)
Taslima Nasreen
Ce recueil d’articles, de souvenirs et de réflexions d’abord publié en 1991 a connu un énorme succès au Bangladesh, mais, au-delà du sort des femmes opprimées dans son pays par le patriarcat et l’islam, c’est du destin de toutes les femmes et de toutes les religions que l’autrice s’empare. Ancienne gynécologue, militante acharnée de la laïcité et du féminisme, la femme de lettres dévoile comment sont intimement liés le contrôle économique, l’enfermement du mariage, la contrainte religieuse et l’oppression sexuelle. Sa langue souvent brute et sa pensée très politique en ont fait une bête noire pour les fondamentalistes.
«Les Monologues du vagin» (1996)
Eve Ensler
En interrogeant plus de 200 femmes du monde entier sur leur rapport à leur vulve, Eve Ensler a brisé tous les tabous autour de la sexualité féminine. Depuis, Les Monologues du vagin (Denoël) a été traduit en 48 langues et interprété sur scène dans les théâtres du monde entier. Si la dramaturge a fait face à des critiques, notamment concernant un passage sur la pédopornographie, Eve Ensler a tout de même modifié le rapport des femmes à leurs corps et au mot «vagin», toujours peu employé aujourd’hui.

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