Syndrome du sauveur : Quand l’altruisme devient un oubli de soi
- société
Après « la charge mentale », l’ingénieure en informatique connue pour ses bandes dessinées féministes et politiques analyse le concept de « charge émotionnelle ».
C’est le souci principalement porté par les femmes de mettre son environnement à l’aise au dépend, souvent, de leur propre confort à elles ».

Du patron au conjoint en passant par les enfants, la plupart des femmes multiplient les petites et grosses attentions pour satisfaire leur écosystème. C’est ce que décrit Emma dans « Le pouvoir de l’amour », la cinquième et dernière partie – inédite – de cette nouvelle bande dessinée.

Emma livre dans sa bande dessinée des exemples : au bureau, les femmes vont avoir tendance à s’occuper du bien-être de leur entourage, comme de la déco, rapporter un goûter pour tout le monde ou des cagnottes pour les pots de départ des collègues « en plus de leur tâche professionnelle »
Cette charge émotionnelle va aussi se traduire par un comportement qui s’adapte aux autres afin de ne pas mettre mal à l’aise son entourage : rire à des blagues que l’on ne trouve pas drôles pour ne pas gêner l’autre personne, par exemple.
Dans le couple, elle se traduit par « l’anticipation des besoins et envies de l’autre », matérielle et psychologique. C’est faire plus de ménage pour décharger l’autre, « prendre en charge sa santé », « lui faciliter la vie sans qu’il ait besoin de demander »
Tout en poussant les femmes à prendre conscience de cette charge émotionnelle, Emma ne milite pas pour qu’on l’abandonne, au contraire. « Les femmes ne doivent pas perdre ça, il faut tirer les hommes à faire pareil ». Voilà sa solution. Car, selon elle, « c’est hyper positif d’être comme ça », de se soucier du bien-être d’autrui.
« Il faut qu’ils se posent la question : ‘De quoi a-t-elle besoin ? Qu’est-ce qui pourrait lui faire plaisir ?' ».
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