Voici pourquoi il faut apprendre à dire NON ?
- société

Par Mongia Argoubi
Coach professionnelle –
« On voudrait bien que nos enfants se décollent de leurs écrans, mais on n’a pas envie qu’ils passent à côté de leurs époque. On leur demande de finir leur assiette, mais on ne veut pas qu’ils deviennent obèses. On aimerait qu’ils soient autonomes, mais on a peur qu’ils fassent des bêtises... » Guillemette Faure
Il était une fois des animaux qui décidèrent de s’associer pour ouvrir une école exclusivement réservée à l’éducation physique.
Les matières d’enseignement choisies furent : la course, l’escalade, la natation et l’envol.
Pour faire simple et minimiser les efforts, les dirigeants de l’école ont convenu que tous les animaux apprendraient toutes les matières, et pour réussir il fallait avoir la moyenne.
Le canard est un excellent nageur, meilleur même que son professeur. Mais il n’a obtenu qu’une mention passable en vol et une mauvaise note à la course. Il a abandonné la natation pour mieux travailler la course, jusqu’à ce que ses pieds se trouvaient usés et blessés. Au même temps il devient un nageur très moyen.
Le lapin était, au début, le premier de la classe à la course, mais il a eu une dépression nerveuse due à ses trop nombreux cours de rattrapage en natation.
L’écureuil était habile en escalade, mais les cours de vol lui perdaient le moral parce que son professeur l’obligeait à décoller du sol plutôt que du haut d’un arbre. Il a aussi beaucoup souffert de crampes pour avoir trop forcé et n’obtenait qu’un « C » en escalade et un « D » en vol.
L’aigle était un élève indiscipliné, qui ne voulait faire les choses qu’à sa manière. En escalade, il arrivait en haut de l’arbre avant tous les autres mais sans appliquer du tout les leçons de son professeur.
L’anguille, qui non seulement nageait remarquablement bien mais aussi savait courir, escalader et même un peu voler, a obtenu la meilleure moyenne et le prix d’excellence.
Les chiens de prairie ont refusé de participer à cette école car creuser la terre ne faisait pas partie des matières enseignées. Ils s’associaient avec les taupes pour fonder une école de terrassiers vouée au plus bel avenir…
Cette histoire d’animaux me rappelle l’école tunisienne où tout élève doit être excellent en tout et doit participer à tous les cours. Cette limite limitante que subissent nos enfants a tué en eux la créativité, a transformé l’élève en un produit standard normalisé, et a crée des pères perplexes et des mamans frustrées et pleines d’interrogations, qui se demandent chaque jour s’ils sont des bons parents, car ici ce monde d’éducation est plein de surprise !
Mais comment font les autres ?
Je vous laisse réfléchir d’ici le prochain article.
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