Rides, taches de vieillesse, points noirs… Oubliez le rétinol, découvrez le nouvel ingrédient prodigieux conseillé par les dermatologues
- société
Des oreilles de lapin, une couronne de fleurs au-dessus de la tête, des cœurs dans les yeux… Ils sont sympas tous ces filtres fantaisies que propose le réseau social Snapchat. Mais ils sont surtout très flatteurs : ils gomment nos défauts, lissent notre grain de peau, rehaussent nos pommettes, nous font des lèvres pulpeuses et de grands yeux ronds. Bref, ils offrent une version améliorée – parfaite diront certains – mais totalement artificielle de soi.
Trois médecins du département de dermatologie de l’université de Boston ont publié ce jeudi un article , exprimant leur inquiétude sur les conséquences alarmantes des filtres Snapchat notamment sur les adolescentes. Ces selfies qui brouillent la frontière entre réalité et fantasme… et poussent de plus en plus de jeunes femmes vers la chirurgie esthétique.
En effet, certains utilisateurs, complexés par leur propre visage modifié virtuellement, souhaitent que cette version d’eux-mêmes se transforme en réalité.
Selon eux, une part grandissante d’Américains consulte des chirurgiens plasticiens dans le but de ressembler à une version filtrée d’eux-mêmes, « avec des lèvres plus pulpeuses, de plus grands yeux et un nez plus fin”. Un phénomène baptisé par les chercheurs la « dysmorphophobie (la peur d’avoir un défaut physique, ndlr) de Snapchat ».
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