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Journée mondiale de la lutte contre le Sida « Ce virus vient rappeler à l’Homme sa vulnérabilité »

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sida
« Ce virus vient rappeler à l’Homme sa vulnérabilité »
Aujourd’hui, la journée mondiale de la lutte contre le Sida s’annonce sous le slogan: « Le dépistage est anonyme et gratuit…. n’attendez plus ».
En Tunisie, le nombre de cas de personnes atteintes du sida déclarés depuis 1985 ont dépassé 2.160 personnes. Selon les chiffres du Ministère de la Santé, le nombre de cas de décès depuis 1986 est dans l’ordre de 612 et le nombre total des personnes atteintes actuellement du sida est de 1.547.
Personne ne peut nier qu’il y a un engagement politique fort et constant pour lutter contre le Sida se traduisant par la prise en charge médicale gratuite. Mais, il reste quelques améliorations à faire concernant l’accompagnement, l’accessibilité et l’acceptabilité de Préservatif reste à améliorer, le suivi épidémiologique perfectible pour connaître les groupes vulnérables. Comme il faut qu’il y ait une société civile plus engagée.
Quant à la communication, elle reste frileuse face à la résistance des tabous, le soutien des PAVIH est insuffisant et la stigmatisation des groupes les plus exposés crée : clandestinité, inaccessibilité.
Selon les experts, les personnes les plus exposées au risque de VIH sont celles qui ne jouissent pas de l’intégralité de leurs droits, car la vulnérabilité est un facteur d’exposition au risque.
Ce constat a été confirmé par Pr. Ridha Kammoun président de l’association ATL/MST section Tunis qui a souligné lors d’un débat, en 2011 :« Ce virus vient rappeler à l’Homme sa vulnérabilité sur tous les plans : sanitaire, économique, sociale, politique et culturelle. ».
Certains groupes sont plus vulnérables parce qu’ils sont incapables d’exercer leurs droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels : femmes, enfants, minorités, jeunes non encadrés, migrants, etc.
L’inégalité des femmes par rapport aux hommes (ex: faible capacité de négociation au moment des rapports sexuels) les rend plus vulnérables.
D’où, la stigmatisation et la discrimination sont également à l’origine de risques de transmission du VIH plus élevés.
La stigmatisation et les pratiques punitives envers les Usagers de Drogues Injectables (UDI), les Travailleuses du Sexe (TS) et les Hommes ayant des rapports sexuels avec des Hommes (HSH) bloquent les actions de la riposte et les rendent plus vulnérables.
Dans ce contexte, on rappelle la Déclaration de l’Assemblée de Haut Niveau juin 2011qui réaffirme l’engagement des Etats pour la Déclaration 2001, la Déclaration politique de 2006 et les OMD, qui met le point sur la nécessité d’adapter la riposte aux situations épidémiologiques en ciblant les populations les plus exposées au risque d’infection (art. 27 et 29), l’importance de la réalisation des droits humains :
– Egalité entre les sexes et autonomisation des femmes (art 22 et 53).
– Droit à un accès et à une qualité de traitement (art. 32).
– Respect des droits de l’Homme pour réduire la stigmatisation, la discrimination et la violence liés au VIH (art. 39 et 77-85).
– Création d’environnements juridiques favorables aux ripostes nationales (art.24).
Par SARRA BENZARTI 

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