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Quand Fajer Libia menace notre sûreté nationale…

  • Quand Fajer Libia menace notre sûreté nationale…

 
Par Ghalia Ben Brahim
Au lendemain de l’attentant qui a visé l’hôtel Impérial Marhaba, situé dans la zone touristique de la ville de Sousse, le gouvernement Tunisien, en coordination avec la présidence de la République, ont pris une série de mesures afin d’intensifier la lutte contre le terrorisme. Parmi ces mesures, et comme l’a annoncé le chef du gouvernement la semaine dernière, la Tunisie a décidé de construire un mur tout au long de ses frontières et ce dans le but de stopper les passages illégaux des armes et des individus terroristes.
Cette décision a suscité beaucoup de réactions à l’intérieur du pays où des voix se sont opposées à cette décision la qualifiant d’extrémiste, voire, de fasciste. Bien-sûr, aucun de ces opposants n’a pris la peine de bien vérifier les détails de cette décision : un mur de deux mètres de haut, s’étendant sur 220 klm ayant pour seule tâche d’interdire les déplacements illégaux et en aucun cas refuser les réfugiés Libyens.
Cependant, que des parties en Tunisie s’élèvent contre cette décision, cela reste acceptable et relativement normal – vu que cela fait plus de quatre ans qu’on s’est habitué de voir des opposants à tous et partout – mais que le groupe armé de Fajer Libia émette un communiqué attaquant une décision interne en lien avec notre sûreté nationale, cela est impardonnable. Dans la journée du samedi 11 juillet 2015, Fajer Libia a émis un communiqué dans lequel il accuse la Tunisie de vouloir mettre la main sur des sols Libyens contenant des champs de gaz naturel très importants, d’où la décision de la construction du mur au niveau des frontières. Par ailleurs, les milices Libyennes assurent que l’attentat de Sousse a été commis par l’Etat Tunisien qui a pris le risque de détruire le secteur touristique puisqu’il compte mettre la main sur le gaz libyen.
Des accusations très graves qui surviennent alors que le pays s’apprête à vivre une guerre sans merci contre les terroristes. Répondant à ces accusations, le ministre des Affaires étrangères, Taïeb Baccouche, a expliqué que la Tunisie n’a reçu aucun communiqué de la part du gouvernement, non-reconnu mondialement. En ce qui concerne le communiqué publié sur Facebook, le ministre a expliqué que les milices de Fajer Libia contrôlent les pages Facebook et qu’elles y publient ‘leurs opinions’…

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