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Cher Petit Papa Bajbouj

  • Cher Petit Papa Bajbouj

Cher Petit Papa Bajbouj,

Par Samantha Ben Rehouma
J’espère que du haut de ton siège de Président
Tu entendras mon appel même pour un instant
C’est un véritable S.O.S que je t’envoie
Et je m’en vais t’expliquer pourquoi
J’ai tant de choses à te demander
Que j’ai peur d’en oublier…
D’abord il y a ces jeunes
Que l’on voit toujours dans la rue
Qui doivent se sentir perdus,
Qui n’ont plus ni père, ni mère, ni repère
Qui sont en constante galère,
Qui côtoient le chômage, la drogue, la prostitution,
De quoi en perdre la raison
Qui sont les laisser pour compte d’une pseudo-révolution
D’un Tartour qui se la raconte qu’en vocifération
Trop porté sur la bouteille pour pouvoir faire monts et merveilles
Alors ne soit ni « vin » ni cupide
Ne fait pas de tes 5 ans un bide
Partage et sois généreux,
Pour que plus personne ne soit malheureux
Et puis n’oublie pas les femmes
Sans qui ce pays serait devenu infâme
Nomme une femme Ministre du Sport
Et un homme Ministre de la Femme
Innove et montre ta richesse
Redonne à la Tunisie ses lettres de noblesse
En t’entourant de pointures
Et pas de boushlekas por favor
Car là on sera pas d’accord, demande au Sheraton il s’en souvient encore !
Lève le voile aussi dans les mosquées
Trop longtemps regardées comme une panacée
Construit des écoles car seule l’éducation
Fera de notre pays une exception
Et puis pense aussi à ces militaires
Qui par monts et par vaux risquent leur vie à Châambi
Pour pas qu’on soit tous six pieds sous terre
Et si tu Lybien, stoppe cette sale machine le Daesh
Ici on aime trop l’Omo
N’en déplaise aux fachos
Efface ces 3 ans
Où on est devenus des Maures vivants
Aide la Tunisie à gagner du blé
Pour que nos rêves céréalisent
Et qu’enfin on puisse aller faire le marché
Sans peur au ventre de cette cherté
5 fruits et légumes comme il dit
Mais nous on a plus un radis
Enfin cher papa Bajbouj
Et là c’est mon vœu le plus cher
Dis à l’allumé au double foyer
Qu’il est grand temps d’aller s’enterrer
Car le devoir la pelle
Et qu’on n’en peut plus de ses rappels
Carthage n’est pas un opéra-bouffe
Alors basta cosi le barouf
Joyeux Noël Papa Bajbouj
Et Tahya Tounes

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