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Le prix Minerva pour Khedija Cherif

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Le prix Minerva pour Khedija Cherif



Pour la remise du Prix Minerva à La courageuse militante féministe Khedija Cherif à Rome ce Mercredi une grande cérémonie a été organisée à l‘occasion.

Khedija Cherif s’est connus par ses luttes au sein de la Ligue Tunisienne pour la Défense des Droits de l’Homme pour des principes démocratiques.

Présentée comme une pionnière du mouvement féministe tunisien; Khadija Chérif à reçu la distinction par l’association italienne ‘club delle donne » (Club des femmes).

Également Khedija Cherif s’est opposée à Ben Ali quand elle était à la tête de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates dans les années 2000.


Brillante cérémonie à Rome pour la remise du Prix Minerva à Khedija Cherif, mercredi 26 novembre. Cette prestigieuse distinction couronne une vie tout entière consacrée à la défense des droits humains et des principes démocratiques. Khedija Cherif s’est engagée très jeune dans la vie militante en adhérant à la Ligue tunisienne de défense des droits de l’homme peu après sa création en 1977.
Dans un contexte autoritaire, puis de plus en plus dictatorial à partir de l’arrivée au pouvoir de l’ex-président Ben Ali, elle y consacre toute son énergie pendant de longues années. Elle milite particulièrement en faveur des droits des femmes à une époque où même les organisations de défense des droits humains n’en font pas leur priorité.
C’est ainsi qu’elle obtient la création d’une Commission Femmes au sein de la Ligue, dont elle assure la présidence. Elle a également été une vice-présidente de la LTDH reconnue pour son implication dans la résolution des conflits du début des années 1990. Son engagement en faveur des femmes l’amène à être une des fondatrices de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates en 1989. Elle en devient la présidente pour deux ans , fin des années 2000
Cette opposante déclarée à la dictature prend part avec enthousiasme à la révolution de janvier 2014. Khedija Cherif devient membre de la Haute Instance pour la sauvegarde des objectifs de la révolution et, depuis, poursuit ses activités militantes sous différentes formes. Sollicitée à plusieurs reprises pour s’engager en politique ou faire partie de deux gouvernements de la transition, elle a toujours refusé de franchir le pas, jugeant plus utile de contribuer au renforcement de la société civile et des contre-pouvoirs dont la jeune démocratie tunisienne a plus que jamais besoin. Convaincue qu’il n’y a pas de démocratie sans liberté de conscience, elle s’implique dans les dossiers les plus difficiles, comme la défense du jeune Jabeur Mejri, emprisonné et persécuté pour son athéisme.
Khedija Cherif défend également ses principes à l’échelle régionale et internationale : elle a été secrétaire générale de la Fédération internationale des droits de l’homme de 2010 à 2013 et reste membre de plusieurs réseaux régionaux et internationaux de défense des droits humains en général et des droits des femmes en particulier.

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