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La réalité politique et sociale tunisienne se traduira-t-elle par une majorité représentative?

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La réalité politique et sociale tunisienne se traduira-t-elle par une majorité représentative?

Par Pr. Chokri MAMOGHLI
La réalité sociale en Tunisie est telle que la parti Ennahdha ainsi que ses se alliés, CPR, Ettakattol, Wafa,.. ne peuvent pas prétendre à un pourcentage de voix supérieur à 35%. Cette proportion ne sera probablement pas inférieure à 25%, non plus. Cela signifie que les partis dits civils, Front Populaire, Nidaa, Parti Socialiste, Union pour la Tunisie, Afek, .. représentent une proportion de l’électorat variant entre deux tiers et trois quarts.
Ces chiffres ne souffrent d’aucun doute, ils ne constituent en aucune manière un parti pris mais sont le fruit d’un constat froid, neutre et objectif. Il est possible d’en discuter à l’infini mais tel est notre pays, tel est notre paysage politique. Telle est notre vérité.
Si l’on part du postulat que les élections du 26 octobre prochain, seront démocratiques et reflèteront cette réalité, il faut s’attendre légitimement à ce que les mêmes proportions se reflètent au niveau de la répartition des sièges.
La Troika sortante ne sera donc pas majoritaire dans la prochaine chambre.Cependant, des distorsions seront probablement constatées. Elles trouvent leur explication dans le système électoral adopté. Elles ne seront pas déterminantes.
Ceci dit, un autre constat doit être aussitôt fait. Bien que minoritaire dans le pays Ennahdha pourra se voir confier la responsabilité de la constitution du prochain gouvernement. Il y a de fortes chances en effet, pour que le prochain patron de l’exécutif soit issu du parti de Ghanouchi. Il suffirait pour cela que le nombre de sièges obtenus par Ennahdha soit supérieur à celui obtenu par le premier des partis civil tel qu’il sortira des urnes.
Nous assisterons alors à une situation inédite où le futur premier ministre Nahdaoui et son parti islamiste composeront, négocieront avec une majorité faite des partis civils. Un seul scénario peut nous éviter cette impasse, ce déni de démocratie, ce paradoxe. C’est celui de l’arrivée en tête, d’un parti de l’opposition actuelle. Lequel? c’est aux électrices et aux électeurs d’apporter la réponse
 
 

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