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L’assassinat politique : le Tunisien doit être « rodé »

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L’assassinat politique : le Tunisien doit être « rodé »

Par HAJER ZARROUK
L’assassinat politique est un crime qui sévit depuis l’Antiquité. Dans la période moderne, il est perçu comme un événement tragique qui entache aussi bien l’histoire des régimes totalitaires que celle des démocraties. Aux Etats-Unis, par exemple, quatre présidents ont été assassinés et les raisons de leurs assassinats demeurent, jusqu’à aujourd’hui, floues.
L’assassinat politique est un acte qui a plusieurs objectifs : il sert à terroriser les adversaires dans le cadre d’une guerre psychologique, à terroriser la population, à engendrer une atmosphère de chaos propice à la naissance d’un conflit armé interne, à reporter l’échéance d’un événement important comme les élections … etc. En Tunisie, la tentative d’assassinat du député Mohamed Ali Nasri pourrait être lue dans ce sens : certains verraient dans les élections prochaines une débâcle assurée et retarderaient l’événement pour gagner du temps ou bien pour s’emparer du pouvoir définitivement.
Face à ce fait déstabilisant, les Tunisiens doivent, tout d’abord, garder leur calme. En effet, il ne sert à rien de sur-dramatiser l’assassinat politique et sa tentative, le but étant de faire avorter les manœuvres malveillantes de l’instigateur du meurtre et de ne pas lui permettre d’arriver à ses fins.
Condamner l’assassinat politique ne signifie pas, non plus, montrer une extrême émotivité et accuser à l’emporte-pièce, mais montrer son indignation tout en faisant preuve de flegme et pondération. Par ailleurs, il ne faudrait pas à s’attendre à ce que l’identité des vrais responsables de l’assassinat ou de sa tentative soit un jour divulguée, en l’occurrence quand les enjeux d’une telle vérité s’avèrent décisifs.
Dans les systèmes démocratiques, la course pour le pouvoir se profile comme une guerre civile sans armes. La bipolarisation de la scène politique, tant décriée par l’opinion publique tunisienne, est la structure logique de tout processus démocratique. Dans ce rapport de forces pacifiques, certains éléments extérieurs ou intérieurs ont pourtant tendance à user d’outils malsains et destructeurs pour arriver à porter atteinte à cette démocratie que nous avons tant espérée et pour laquelle nous nous battons chaque jour.
 

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