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« Les Larmes Féminines : Une Potentielle Arme Contre l’Agressivité Masculine ? »

  • « Les Larmes Féminines : Une Potentielle Arme Contre l’Agressivité Masculine ? »

 

Des recherches récentes suggèrent que les larmes de femmes pourraient possiblement jouer un rôle dans l’apaisement de comportements agressifs chez les hommes, sans pour autant établir une cause biologique certaine. Ces études, s’appuyant sur des observations chez les rongeurs, soulèvent l’idée que les larmes pourraient contenir des signaux chimiques sociaux, bien au-delà de leur simple fonction initiale supposée par Charles Darwin.

 

Si, depuis longtemps, les larmes ont été perçues principalement comme un moyen de lubrification oculaire selon Darwin, de récentes recherches ont identifié des composés chimiques dans les larmes de rongeurs agissant pour réduire l’agressivité entre individus. Ces résultats ont conduit le professeur Noam Sobel et son équipe de l’Institut Weizmann des sciences en Israël à explorer la possibilité similaire chez les êtres humains, avec des conclusions intéressantes publiées dans PLOS Biology.

 

« Noam Sobel a souligné que nos larmes activent les récepteurs olfactifs et modifient les circuits cérébraux associés à l’agression, ce qui semble significativement réduire les comportements agressifs », a déclaré l’équipe. Ces découvertes laissent supposer que les larmes pourraient servir de bouclier chimique, offrant une forme de protection contre l’agressivité, tant chez les rongeurs que chez les êtres humains.

 

Les expériences menées ont impliqué un groupe restreint de six femmes dont les larmes émotionnelles ont été collectées après visionnage de séquences de films émouvants. Parallèlement, vingt-cinq hommes ont été exposés soit à ces larmes, soit à des solutions salines indiscernables olfactivement, suivies d’un jeu suscitant des comportements agressifs. Les résultats ont montré une réduction notable de l’agressivité chez les joueurs exposés aux larmes, avec une diminution de 43,7 % par rapport au groupe témoin.

 

Dans une seconde expérience, des analyses d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) ont révélé que les régions cérébrales associées à l’agression, telles que le cortex préfrontal et l’insula antérieure, présentaient une moindre activité chez les hommes respirant les larmes. Ces observations ont été corrélées de manière significative avec les conditions expérimentales.

 

Les conclusions des chercheurs ont mis en lumière la possible présence, dans les larmes féminines, de substances chimiques inodores susceptibles de réduire les niveaux de testostérone et, par extension, l’agressivité masculine. Cependant, ils soulignent la nécessité de rester prudents, étant donné la taille limitée de l’échantillon étudié et la prémisse controversée selon laquelle un taux élevé de testostérone serait directement lié à une agressivité accrue chez les hommes.

 

 

 

 

 

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