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Le deuxième tour est un combat Nidaa Tounes contre Ennahdha, El Béji contre Ghanouchi

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Le deuxième tour est un combat Nidaa Tounes contre Ennahdha, El Béji contre Ghanouchi

 
Par Pr. Chokri MAMOGHLI
Ne nous racontons pas d’histoires, ne nous embarrassons pas de détails, ne faisons pas dans la nuance. Si l’on s’en tient aux faits et rien qu’aux faits, nous arrivons très rapidement à la conclusion que depuis le début, cette élection présidentielle est une confrontation entre d’une part les  intégristes d’Ennahdha  et d’autre part, les modernistes de Nidaa.
Moncef Marzouki, actuel président provisoire de la République, désigné par la défunte ANC, n’est qu’un instrument, une marionnette, un outil entre les mains du parti de Rached Ghanouchi. Il suffirait que celui-ci donne une consigne pour que tout le capital électoral  accumulé s’évapore et que Marzouki se retrouve comme le « Roi Nu » dans la pièce d‘Evguéni Schwartz.
Moncef Marzougui est le candidat d’Ennahdha, il a été adoubé lors de la réunion Conseil de la Choura qui a prétendument opté pour la neutralité. Juste après cette réunion, la machine électorale des frères musulmans a fonctionné à plein régime. Appels téléphoniques, SMS, porte-à-porte comme à Gabes, mobilisation des moyens de transport, recyclage des observateurs d’Ennahdha en observateurs de Marzouki, en activistes de la société civile. Les mêmes personnes qui portaient le mois dernier,  la casquette Nahdha se sont retrouvées accoutrées autrement !!! Le soutien ne s’arrête pas là. Les pages Facebook se sont mobilisées à fond. Les meetings ont été remplis. La couleur dominante était le bleu.
La stratégie d’Ennahdha est très habile. En affichant une neutralité de façade, elle neutralise Nidaa, le prive d’une argumentation choc. Celle de modernité contre les forces rétrogrades. Nidaa ne peut utiliser sa rhétorique qu’au prix d’une confrontation dont il prendrait l’initiative. Aux yeux de l’opinion publique, Nidaa paraitrait alors comme étant l’agresseur. En sous-main Nahdha a eu tout le loisir de préparer le terrain, de mobiliser, de convaincre sans être le moins du monde empêchée.
En un mot Ennahdha « Dekhla Fi Rebh Kharja Mil Khsara ». Elle n’est pas attaquée par l’état-major de Nidaa mais agit totalement librement sur le terrain.
En conclusion j’affirme sans l’ombre du début du commencement, d’un doute, qu’il s’agit d’une stratégie délibérée. Il faut donc être conscient du fait que second tour est une confrontation Nidaa-Ennahdha, BCE-Ghanouchi. Marzouki est totalement secondaire.
Chaque tunisienne, chaque tunisien, doit choisir son camp.

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