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Marzouki : le « président conflictuel »

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Marzouki : le « président conflictuel »

 
Par Hajer Zarrouk
Depuis des mois, le parti islamiste Al Nahdha ne cesse de marteler à l’opinion publique sur la nécessité « vitale » d’élire à l’unanimité un « président consensuel ». Du coup, trois chefs de partis se sont déjà autoproclamés comme l’incarnation de ce président providentiel, ce « Mehdi attendu » qui fera régner le calme et la prospérité dans une Tunisie apparemment au « bord du gouffre » (selon les propos de Rached Ghannouchi) et qui sont Mustapha Ben Jaâfar, Néjib Chebbi et Moncef Marzouki. Pour ce faire, ce dernier mène une campagne présidentielle, pour le moins, perverse  dans laquelle on prône et on appuie des notions néfastes à la paix sociale comme le régionalisme et la lutte des classes.
A vrai dire, cette communication électorale axée sur la résurgence de la haine, des ressentiments antisociaux et anti-régionaux trouve son origine dans les campagnes des partis d’extrême-droite qui surfent souvent sur les peurs et les sentiments négatifs de l’électorat afin de se placer au top des intentions de vote. Si le FN agite, par exemple, le spectre du péril musulman venu islamiser la France, Moncef Marzouki agite, quant à lui, le spectre du régionalisme et de la division sociale afin d’unir les électeurs islamistes autour d’un seule candidat.
C’est sans compter sur les vieux clichés culturels que le président transitoire joue ainsi sa dernière carte. L’agressivité de sa communication n’est, en effet, qu’un miroir de sa crainte de perdre le palais de Carthage et sa rente qatarie et du danger que représente désormais ce personnage versatile, narcissique et impulsif. Aussi, de la figure du « président consensuel », Moncef Marzouki est devenu le « président conflictuel » par qui sont réactivés les rancœurs et les complexes hypothétiques de la société tunisienne ainsi qu’un personnage qui menace la stabilité et l’unité du tissu social.
Espérons donc que les Tunisiens feront le bon choix.

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