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Quand nos adolescents partent à la quête d’eux même

  • Quand nos adolescents partent à la quête d’eux même

 

Ils s’habillent différemment, se coiffent différemment, écoutent une musique forte et boudent à longueur de journée (sauf s’ils sont entre potes) mesdames et messieurs, je vous présente nos chers adolescents.Je basculerai peut être dans les clichés en rédigeant cet article, mais je vais tenter d’écrire d’une manière subjective sur une période par laquelle je suis passé et perdure encore dans le temps.

Crise d’identité

Chaque stade de notre vie nous apporte de nouveaux défis. À l’adolescence, le défi se situe au niveau de l’identité. On est en pleine crise d’identité. L’ado doit répondre à la question « Qui suis-je?« À cette période, l’ado doit se distancier de ses parents et découvrir sa propre identité. Ilcherche ses valeurs et ses croyances. Il est à la recherche de son autonomie physique,intellectuelle et affective.

«  Dans le jardin de ta vie, tu fais pousser des parties qui viennent de ce que nous, tes parents adoptifs, t’avons apporté. Des parties qui viennent de tes parents d’origine, d’autres où tu as trouvé les graines ailleurs, dans d’autres sources d’influence et d’autres encore où tu es as fabriqué les graines tout seul. » J.Y. Hayez, Un jour l’adoption, éd. Fleurus. 1988

L’adolescence est une phase de construction de l’identité, une période où l’individu doit élaborer ses premiers choix. Ces « tâches » correspondent à un processus développemental d’individuation et répondent dans le même temps à une injonction sociale, représentée notamment par les paliers d’orientation et les formulations de choix qui les accompagnent.

Certes, l’identité est conçue comme une adaptation au contexte social et on peut supposer que le questionnement suscité aux différents paliers d’orientation stimule la construction identitaire des adolescents. Néanmoins, le soi en construction est particulièrement mis à rude épreuve aujourd’hui. Tout comme la période de recherche identitaire, l’adolescence se décrit comme une dynamique de paradoxes : il s’agit d’une « apparition momentanée et concomitante de multiples processus d’adaptation, de détresse, qui serait ainsi le témoignage, l’expression extériorisée d’un passage laborieux, conflictualisé de l’enfance à l’âge adulte.

L’adolescent revient facilement à des modes d’agir ou d’être infantiles, que l’on croyait depuis longtemps révolus, alternant avec des moments où il fait preuve au contraire d’une maturité étonnante pour son âge.

Quand faut-il s’inquiéter ?

Cependant, ce qui différencie la crise d’adolescence de la simple recherche d’identité chez le jeune concerne l’équilibre psychologique. On peut considérer s’inquiéter de l’équilibre psychologique d’un jeune lorsque celui-ci se met à adopter des comportements névrotiques ou psychotiques. Parmi ceux-ci, citons les troubles obsessionnels compulsifs, les phobies, les manifestations hystériques et les délires. L’adolescent en crise doit généralement surmonter diverses difficultés personnelles tels que la bipolarité, l’anxiété, la dépression ou encore les troubles de l’humeur ou de la personnalité. Il risque également de sombrer dans les troubles alimentaires, la consommation de produits toxiques, la violence ou la pensée au suicide.

Partant de cette conception de la construction identitaire à l’adolescence reposant sur la combinaison des processus d’exploration et d’engagement et la détermination de statuts d’identité.Cette remise en question amène l’adolescent à se questionner sur qui il est et sur ce qu’il veut devenir. Souvent, les parents poussent leurs enfants à être les meilleurs et cela peut entrainer une pression énorme sur l’adolescent. En effet, bien qu’il rejette l’autorité parentale, l’adolescent se retrouve pris entre son premier modèle identitaire (parents) qu’il ne veut pas décevoir mais à qui il ne veut pas ressembler, et sa propre identité, sa propre voie qu’il est en train de chercher. Les adolescents craignent souvent l’avenir puisqu’ils se dirigent vers un monde où ils seront responsables et où ils ne seront plus « contrôlés » par leurs parents.

Et cette quête de l’identité se manifeste souvent par deux contrastes :

1 La rébellion de l’ado : si un ado sent que son parent ne respecte pas sa quête d’identité, il tentera probablement de provoquer son parent en adoptant un style vestimentaire et des valeurs qui le confrontent. Ainsi, il pourrait choisir une identité qui ne lui convient pas, juste parce qu’elle lui permet de se venger contre des parents contrôlant.

2 La soumission de l’ado : si un adolescent se plie docilement au contrôle qu’exerce son parent sur son identité (ex. : tu seras médecin, tu t’habilleras comme ceci…), il ne fera que reporter à l’âge adulte sa quête d’identité. Cela donnera lieu à une crise de la trentaine ou de la quarantaine durant laquelle le choix de carrière, le choix du conjoint et même du style de vie pourront être remis en question, avec les conséquences que cela implique (ex. : divorce, retour aux études). Ce n’est pas forcément négatif, mais plus vite on sait qui on est dans la vie, moins on perd de temps avec des choix qui ne nous comblent pas complètement… !

De nos jours, on parle plutôt de l’adolescence comme étant une période d’ajustement, d’adaptation, de recherche identitaire qui est nécessaire au sain développement de tout individu. Cette étape se vit généralement plutôt facilement : d’ailleurs, de récentes statistiques mentionnent que 75 à 85% des jeunes traversent l’adolescence de façon relativement harmonieuse.

Quatre principaux processus font en sorte de provoquer cette période d’ajustement : l’identité sexuelle, la perte des idéaux infantiles, la séparation du milieu familial ainsi que l’individuation.  Le jeune doit donc apprendre à composer avec toutes ces nouveautés qui s’appliquent dorénavant dans son quotidien et c’est pourquoi son comportement divague sans cesse entre celui d’un enfant et celui d’un adulte.

F.M

DOSSIERS SPÉCIAUX

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